lundi 8 avril 2019, par lacriee

http://mediacityfilmfestival.com ©2019
www.mediacityfilmfestival.com © 2019


Ana Vaz
née en 1986, à Brasilia, Brésil
www.vimeo.com/anavaz

Ana Vaz est une artiste et cinéaste dont les films et le travail élaborent des relations entre le soi et l’autre, le mythe et l’histoire au travers d’une cosmologie de signes, références et perspectives. Des assemblages de matériau filmé et trouvé, ses films combinent ethnographie et spéculation qui proposent une expérience corporelle et sensible.

Son travail a été présenté au Tate Modern, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, au New York Film Festival, au Rotterdam Film Festival, au BFI – British Film Institute, au Cinéma du Réel, à ABAKALERA, au Courtisane, à EYE Filmmuseum, à la Fondación Tapiès, Whitechapel Gallery et à Videobrasil. En 2015, elle reçoit le Kazuko Trust Award de la Film Society du Lincoln Center. Depuis 2016, elle se consacre au projet « The Voyage Out » qui traite du Japon. En collaboration avec l’artiste sonore Nuno da Luz, ils développent des expérimentations acoustiques et visuelles.

sources : Spectre productions, Le Confort Moderne
_

Œuvre exposée

Atomic Garden, 2018
film 16 mm numérisé, couleur, son, 7 min 34 sec
courtesy de l’artiste et de Spectre productions

l’artiste Ana Vaz présente un film qui offre une vision post apocalyptique du monde. Atomic Garden alterne des zooms sur les fleurs avec des images d’explosions de feux d’artifices. L’enregistrement sonore, constitué de battements électroniques et de claquements de compteurs, soutient l’effet stroboscopique des images. Le film est issu d’un triptyque vidéo intitulé The voyage Out réalisé au Japon. Il a été tourné dans un jardin privé situé dans la ville de Naraha à Fukushima. Après la catastrophe nucléaire et suite à l’évacuation des habitants en 2011, certains résidents ont choisi d’y retourner, malgré les dangers de radioactivité. Le jardin joliment fleuri a été cultivé par Aoki, une dame âgée originaire de Naraha, qui a bravé les risques pour prendre soin de son jardin. Celui-ci constitue un petit carré d’espoir dans une ville fantôme.

Ce retour à la « normalité » est contrasté par le traitement saccadé des images, qui génère un sentiment de malaise ; tout comme la beauté des fleurs devenues vénéneuses avec le concours de l’homme.

Attention :
Ce film a des effets stroboscopiques qui peuvent provoquer des légers symptômes de vertige ou de somnolence et qui peut amener à la stimulation de l’épilepsie photosensible pour ceux qui en souffrent.