Virginie Yassef // Les ressources pédagogiques

mardi 19 décembre 2017, par lacriee

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Née en 1970 à Grasse, France
Vit et travaille à Paris, France
Représentée par la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris

www.galerie-vallois.com

Les vidéos, photographies, sculptures et installations de Virginie Yassef révèlent la poésie du quotidien, soulignent les décalages qui viennent perturber la réalité, parfois de manière infime. Dans son univers, l’étrangeté, voire, le surnaturel surgissent toujours là où on les attend le moins. Son travail se développe à partir du déplacement, celui de ses voyages (en Chine, aux Etats-Unis, en Laponie…) et celui qu’elle propose aux spectateurs de ses installations. Au travers des objets qu’elle détourne et auxquels elle impose des variations d’échelle ou de texture, Virginie Yassef met en doute nos repères géographiques, spatiaux et temporels pour créer des fictions à la fois drôles et cruelles.
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Œuvre exposée

La Savane, 2017
polystyrène, résine acrylique, peinture, electro-aimant.
co-production : La Criée, Théâtre des Amandiers.
Courtesy l’artiste et galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris

L’œuvre est un élément de décor pour l’adaptation théâtrale de la nouvelle de Ray Bradbury, La Savane :
Dans un futur proche Georges et Lydia, ont transformé la nursery des enfants grâce à une technique révolutionnaire qui permet de changer de décor avec des images virtuelles. Apparait un nouveau décor de brousse africaine virtuelle, où vivent des lions plus vrais que nature. Cette technique a pour but de révéler les états mentaux des enfants et de les traiter, si besoin avec l’aide d’un psychologue. Or, le système va déraper.

Virginie Yassef a choisi de représenter les parents, Georges et Lydia, sous la forme de deux grandes pattes de tortue des Galapagos. Les sculptures sont accompagnées d’un texte au mur, évoquant la peur des parents, extrait de la nouvelle de Bradbury. Cette peur s’exprime mécaniquement par la perte des griffes des deux pattes.

Pour lire le texte original de Ray Bradbury, La Savane – ou La Brousse– selon les traductions, cliquez ici