Archive de mars 2024

Les inspirations d’Anne-Charlotte Finel

jeudi 28 mars 2024

En préparation de la carte-blanche proposée à Anne-Charlotte Finel pour une programmation de vidéos, le 18 avril à La Criée, l’artiste de Respiro nous partage ses inspirations.

Jacques Perconte, né en 1974 à Grenoble, est un artiste plasticien et un réalisateur des films expérimentaux. Les œuvres, visibles sur son site, sont empreintes d’une atmosphère inquiétante, de couleurs vives comme sur une palette, avec une pixellisation progressive. C’est la matérialité de l’image, les compressions du sujet chez Perconte, qui ont inspiré Anne-Charlotte Finel. Le film Après le feu, avec ses énergies picturales et le son alarmant, a fait le tour du monde des festivals. Comme le note Nicole Brenez, professeur de cinéma à l’université Paris 3, Jacques Perconte « inverse les vapeurs de l’histoire technologique » en utilisant le principe d’imprécision de l’image. Il est possible de trouver les films de cet artiste sur YouTube, par exemple, les Corps & Paysages :

Une autre influence est Tania Mouraud, – photographe, vidéaste, performatrice sonore, dont le travail artistique est connu depuis les années 1960. Sa première exposition des Peintures médicales a lieu en 1966, mais 2 ans après, l’artiste brûle toutes ses toiles et commence à travailler sur des installations. Les séries photographiques de Tania Mouraud apparaissent à partir des années 1980, tandis que ses premières vidéos datent de 1990. L’artiste radicalise ses films par le son qu’elle travaille elle-même, et qui est, selon Anne-Charlotte Finel, un élément « important pour des performances audiovisuelles ». En faisant des recherches sur le mot et le signe comme manifestations plastiques, Tania Mouraud se concentre également sur les thèmes de l’anxiété et de la responsabilité. Sur son site personnel, on trouve des nombreuses œuvres qui impliquent une pensée sur la nature et notre relation à elle, par exemple, Façade (2006) et Ad Infinitum (2007-2009). Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’artiste, vous pouvez écouter une interview donnée pour l’exposition Peinture à la galerie Claire Gastaud en 2020 :

Le dernier artiste apprécié d’Anne-Charlotte Finel est Daniel Steegmann Mangrané, né à Barcelone en 1977. Son travail est présenté dans des collections internationales et dans plusieurs biennales de Lyon à São Paulo. Il s’intéresse à la nature, à la crise écologique, et soulève des questions philosophiques dans ses œuvres. Dans ses installations, on trouve un mélange des différents techniques et matériaux, qui jouent avec notre perception. Anne-Charlotte a choisi les œuvres de Steegman Mangrane, pour leurs liens avec l’architecture et la scénographie de l’exposition Respiro. Comme exemple, on trouve sur le site de l’artiste un commentaire sur son film Phasmides : « La vidéo des Phasmides rend compte de la réflexion écologique de l’artiste à travers la figure du phasme ».

 

 

Atelier 6 Collecte

mercredi 27 mars 2024

L’atelier se déroule jeudi 14 et vendredi 15 mars. Cette fois, les classes sont regroupées par deux comme pour les classes « école dehors ».

L’introduction

Avant le début de la séance, Gabrielle prend soin d’afficher au tableau des images. Ces images, agrandies et colorisées, sont des polaroïd pris avec les enfants lors de l’atelier 5 sur le thème du Miroir. Elle les dispose et les accroche au tableau de manière à former une composition. Les mots, sensibles, toucher et voir sont également inscrits au tableau pour introduire le thème de la séance aux enfants.

Gabrielle leur demande d’imaginer ce qu’ils pourront observer dans le parc : des herbes, des insectes, des champignons, etc. En leur faisant lire les mots écrits au tableau, elle leur explique que cette sortie n’est pas une simple récréation. Dehors, ils devront être attentifs à ce qu’ils voient, entendent et sentent. Ils devront se concentrer sur les odeurs des fleurs ou du gazon fraîchement coupé. Elle les invite à ressentir avec leurs cinq sens l’arrivée du printemps et les changements autour d’eux.

Les élèves devront collecter des objets qui leur semblent intéressants mais toujours avec « amour et délicatesse ». Ces objets serviront pour la prochaine séance, où les enfants fabriqueront des Amulettes à partir de leurs trouvailles.

La deuxième mission des enfants lors de cette sortie est de réaliser des dessins d’observation. Il est important qu’ils dessinent ce qu’ils voient et non ce qu’ils imaginent. Comme Gabrielle leur a appris précédemment : dessiner, c’est d’abord savoir regarder.

Par exemple, pour dessiner une jonquille, il existe plusieurs techniques. Ils peuvent dessiner le contour de chaque pétale ou commencer par le cœur de la fleur.

Le square

La sortie se déroule au square du Dauphiné, un petit espace vert entre les immeubles, à quelques dizaines de mètres seulement de l’école. À cette période de l’année, le square est déjà très verdoyant et fleuri.

Chaque binôme reçoit une barquette de collecte et commence à explorer les alentours. En suivant le chemin, ils ramassent leurs premiers trésors : des cosses de fèves, des fleurs de toutes les couleurs, des feuilles de toutes les formes, des cailloux de différentes tailles, mais aussi quelques déchets dissimulés dans les herbes. La coquille de moule ou le papier de bonbon deviennent des trésors dans les barquettes des enfants.

Les dessins d’observation

Armés de crayons de couleurs et de bois, les enfants doivent maintenant réaliser des dessins d’observation dans leur carnet. Certains choisissent de dessiner ce qu’ils ont trouvé et ramassé, d’autres préfèrent se placer directement devant leur sujet. Certains s’installent sur des bancs ou des tables, d’autres préfèrent s’asseoir dans l’herbe malgré la présence des d’insectes.

Concentrés, ils dessinent et colorent ce qu’ils voient. Gabrielle remarque l’initiative d’une élève. Au lieu d’utiliser des crayons de couleur, elle utilise directement les plantes pour colorier ses dessins. En frottant les feuilles sur les pages de son carnet, elle réussit à obtenir plusieurs nuances de vert. Gabrielle partage cette initiative avec le reste du groupe, qui essaie à son tour la pigmentation naturelle.

Les CM2 de l’école Moulin du Comte en visite à La Criée

jeudi 7 mars 2024

Au cours de la visite du 23 février, la Criée a proposé un atelier aux élèves de CM2, inspiré des œuvres d’Anne-Charlotte Finel. Son exposition inclut des photos, vidéos, installations et projections, qui nous rapprochent du monde animal. Anne-Charlotte Finel a filmé différents animaux en France, en Afrique et aux États-Unis pour nous montrer leur environnement de vie et des détails de la nature. Lors de l’atelier des silhouettes, 24 élèves de l’école Moulin du Comte ont créé des photos et vidéos liées à l’exposition.

L’équipe de la Criée a préparé à l’avance des images de chimères de divers animaux, de leurs peaux, d’objets naturels et artificiels et les a imprimé sur du papier transparent. Les feuilles du papier transparent ont été laissées à la disposition des enfants ainsi que des tables lumineuses. Chacun leur tour, les élèves plaçaient des silhouettes transparentes sur la zone éclairée, créant ainsi des combinaisons d’images superposées. Certains parmi les enfants ont créé des histoires avec des personnages suggérés.

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Silhouette d’un papillon et d’un paon posé sur la fenêtre de la table lumineuse

ACF

Silhouette d’un renard superposé à une photo des lichens marins

Les images obtenues ont été photographiées sur des tablettes. Nous avons collecté ces photos et les avons montées en vidéos sans son, associées à l’ambiance sonore de l’exposition.

Vous pouvez regarder les vidéos ci-dessous.

P. S. Si vous avez participé à l’atelier, mais vous ne voyez pas vos photos, il est probable que nous n’ayons pas pu les inclure en raison de la répétition des motifs ou à cause de la qualité de l’image.

Merci de votre compréhension et bravo à tous les élèves pour leurs récits créatifs !

Atelier 5 Reflets

jeudi 7 mars 2024

Cet atelier a eu lieu les jeudi 22 et vendredi 23 février avec les quatre classes de CP-CE1 de la résidence Les Merveilles.

Lecture des mots et des images au tableau

L’atelier commence par une réflexion sur le thème de la séance, introduit par les mots, les dessins et les affiches présents au tableau. Gabrielle interroge les enfants sur les raisons qui l’ont amenée à écrire ces mots au tableau : Miroir, Regard, Reflet.

Elle commence par aborder le concept de miroir. Nos yeux fonctionnent comme des miroirs, offrant différentes perspectives. Par exemple, elle explique que lorsqu’elle est reposée, elle perçoit la beauté et la poésie dans son environnement, tandis que lorsqu’elle est agacée, elle se ferme au monde extérieur. Les enfants comprennent ainsi que nous ne percevons pas toujours les choses de la même manière.

Ensuite, elle évoque les images affichées au tableau, des grandes images monochromes représentant de la végétation. Ces images ont été prises à l’aide d’un polaroid lors de la résidence qu’elle a effectuée avec Fabrice au domaine de Kuerguennec. Les enfants découvrent ainsi le principe des photos instantanées du polaroid et la manière dont Gabrielle les a agrandies à l’aide d’une photocopie. Pour obtenir ces couleurs, elle a utilisé une technique spécifique appelée risographie. C’est ce processus qui lui a permis de fabriquer les images présentes au tableau. De la même manière, elle va créer des images avec les enfants en utilisant les photos qu’ils vont prendre aujourd’hui.

Elle aborde le mot « miroir » et leur explique qu’une flaque d’eau après la pluie peut servir de miroir. Gabrielle souligne également l’importance de ne pas se concentrer uniquement sur son image, soulignant que cela s’appelle le narcissisme. Il est important de regarder au-delà de soi pour évoluer, même pour les adultes qui continuent à apprendre chaque jour. Elle leur explique que chacun est responsable du regard qu’il porte sur le monde et sur les autres, en insistant particulièrement sur le cadre de la question du racisme.

En ce qui concerne le mot “reflet”, sous lequel est écrit au tableau “pareil mais pas pareil”, Gabrielle questionne les enfants sur sa signification. Ils évoquent la manière dont les ombres créent des reflets. Certains mentionnent également la façon dont le paysage se reflète dans l’eau ou encore dans les fenêtres.

Les reflets dans les miroirs

Chaque élève se voit remettre un petit miroir rond. Juste avant, Gabrielle leur explique qu’ils doivent être particulièrement prudents avec les miroirs, car ce sont des objets fragiles pouvant facilement se briser en morceaux, coupants et dangereux. Elle en prend un dans ses mains et leur montre en le tournant vers eux. Les enfants voient leur reflet et celui de leur camarade dans le miroir que Gabrielle tient.

Un miroir est distribué à chaque enfant. Immédiatement, ils commencent à expérimenter avec ces objets. Ils s’observent, tentent de les placer face à face, jouent avec les reflets provoqués par le soleil…

Avant de sortir, Gabrielle leur explique ce qu’ils vont devoir faire avec les miroirs. L’objectif est de réussir à fabriquer des images. Pour cela, les enfants vont devoir faire en sorte que la nature se reflète dans leur miroir. Ils doivent capturer des éléments de la nature et faire trace de cette prise par une photo.

Une fois dans la cour de récréation, un élément vient quelque peu compliquer l’atelier : la météo. Le ciel est généralement gris, avec quelques éclaircies rapides. Cependant, cela n’empêche pas les enfants de réussir à fabriquer des photos remarquables en reflétant le ciel, les branches des arbres, l’herbe ou même leurs propres mains. Ils font preuve d’une grande créativité et proposent sans cesse de nouvelles idées.

Soudain, lors d’une rare éclaircie, un arc-en-ciel apparaît. C’est l’euphorie.

« Vite, vite, venez prendre une photo, j’ai réussi à capturer l’arc-en-ciel ! » pressent les enfants

Tout au long de cette sortie, Gabrielle prend des photos avec son appareil photo polaroid. Les enfants sont chargés de tenir les précieuses images jusqu’à ce qu’elles se révèlent. Certains élèves particulièrement chanceux ont même l’occasion de prendre des photos avec le polaroid. Comme Gabrielle leur a expliqué auparavant, les élèves essaient de porter une attention particulière au cadrage des photos qu’ils prennent.

Une fois de retour dans la classe, les enfants admirent le résultat de leur travail. Les images réalisées par les différentes classes sont étalées sur le grand tapis de l’atelier, et les élèves peuvent en percevoir la diversité.

Les pistes d’ateliers

mercredi 6 mars 2024

Qu’est-ce que les classes vont faire durant la résidence ?

  • carnet de bord : prise de notes, croquis, couleurs jetées, sensations, dessins d’observation
  • leçon de choses « expansées » (l’eau, le fleuve, le feu, le paysage… )
  • miniherbier « augmenté » (feuille, papiers de bonbon, petits débris…)
  • pratiquer la météorologie du corps (dénomination poétique d’un travail corporel créé et transmis au Japon par le danseur de butô Tanaka Min), toucher, marcher, sentir à l’aveugle
  • créer un inventaire de formes, un répertoire de gestuelles (plier-déplier, nouer, couvrir-révéler, creuser-remplir, unir, détacher…) , un répertoire de sensations associées aux couleurs et/ou aux sons
  • jouer des proportions, collecter, assembler par des procédés intuitifs ou artisanaux, mélanger, associer de manière informelle et/ou intemporelle
  • fabrication d’objets de type amulettes, fétiches, talisman ou shimenawa (corde tressée qui annonce un espace sacré) qui transmettent notre profond respect à la nature avec une intention de protection

Pistes d’actions pour les autres classes :

Les autres classes et les ateliers périscolaires pourront s’associer au projet au travers de différents temps de rencontres :

  • visites de l’atelier de l’artiste
  • écriture de micro-fictions à partir des collectes issues des arpentages
  • reportages radiophoniques sur les étapes de la résidence (interview de l’artiste et des élèves)
  • correspondances avec l’artiste et La Criée via le blog correspondances-lacriee.fr
  • participation à la restitution publique du projet : création de décors, de cartels, scénographie, livret…
  • visites d’expositions à la Criée et au Musée des beaux-arts (parcours la nature dans tous ses états…)

Atelier 4 Son

mardi 5 mars 2024

Les ateliers ont eu lieu les jeudi 14 et vendredi 15 février, avec les 4 classes  de CP-CE1 qui font partie des Merveilles.

La séance de cette semaine s’est déroulée en présence de Fabrice Laureau.

Fabrice est musicien et ingénieur du son et ils forment avec Gabrielle Manglou le duo CORE. Ils ont récemment travaillé ensemble à la réalisation de photos et des créations sonores lors de leur résidence au domaine de Kerguehennec.

Son, bruit et musique

Gabrielle présente Fabrice Laureau aux différents groupes d’enfants successifs. Elle leur explique qu’elle a souhaité l’inviter pour ces ateliers afin qu’il partage avec eux son savoir-faire et sa sensibilité.

L’atelier commence avec une question adressée aux enfants : “Quelle est la différence entre le bruit et la musique ?”

Les réponses sont variées : “on danse sur de la musique” ; “pour faire de la musique, il faut des instruments”

Gabrielle invite son auditoire à fermer les yeux et à écouter attentivement. Les bruits de l’écoles apparaissent alors nettement. L’artiste leur fait remarquer que l’on entend les enfants qui jouent dans la cour de récréation, les chaises de l’étage du dessus et le frottement des coussins. Cet ensemble de bruits forme l’ambiance sonore d’une école.

“Qu’est-ce que le bruitage ?” leur demande-t-elle.

Gabrielle leur explique que ce sont des bruits qui sont créés pour volontairement ressembler à d’autres.

Fabrice explique ensuite aux enfants ce qu’est la musique. Le premier élément est le rythme, ce sont les sons qui se répètent selon un certain motif. Le second élément est composé de différentes notes, c’est la mélodie.

À l’écoute

Gabrielle invite les élèves à regarder la forme des oreilles de leur voisin. Elle leur conseille d’écouter avec tout leur corps. Avec leurs genoux, leurs épaules, leurs pieds, leur cœur, leurs poumons, leurs oreilles et leurs pieds. Les enfants s’allongent sur le tapis et sont invités à écouter en fermant les yeux. Fabrice leur fait écouter certaines des créations réalisées avec Gabrielle. Elle explique comment ils ont fabriqué le son de grottes qu’ils viennent d’écouter. Elle leur montre en faisant un tout petit bruit avec sa bouche, qu’il s’agit de ce son qu’ils ont ensuite amplifié.

“Quels sont les gestes que l’on utilise pour faire de la musique ?”

C’est la question que le duo pose aux enfants. Ainsi, ils développent avec eux un répertoire de gestes qui peuvent être utilisés pour faire de la musique : frapper, frotter, souffler..

Les instruments de Fabrice

Vient ensuite le moment tant attendu par les enfants de la pratique. Comme ils l’ont fait avec les couleurs et les formes, les enfants vont aujourd’hui jouer avec les nuances des sons. Pour cet atelier spécial, Fabrice est venu avec des instruments de musique de sa collection personnelle.

Une série d’une quinzaine d’instruments est répartie sur un petit. Le musicien commence par leur présenter les différents instruments qu’il a amenés. Il commence par faire sonner les bols tibétains qu’il a apportés. Leurs vibrations résonnent dans la pièce et calment immédiatement les esprits.

Il leur montre ensuite le tout premier instrument de musique créé par l’homme : le lithophone. Ce sont en réalité de simples pierres qui, lorsqu’elles s’entrechoquent, forment un rythme.

Les instruments peuvent être faits de matières différentes : en pierre, en bois, en métal… Fabrice leur a amené des instruments qui montrent cette diversité. Il explique aux élèves que les maracas qu’il a amenées font partie de la famille des sonnailles, tout comme la petite boîte contenant du riz qui se trouve aussi sur le tapis. Ces maracas-ci sont précieuses, car elles viennent du Pérou ou elles appartenaient aux chamans du peuple Sipibo.

Il a également apporté avec lui des guimbardes du Vietnam et du Laos. Après un premier test à vide, le musicien place une guimbarde devant sa bouche et se met à en jouer. Les enfants restent bouche bée devant la puissance et la texture si particulière de cet instrument. Les commentaires se font vite entendre “on dirait que ça rebondit”, “est-ce que c’est dangereux”, “c’est comme une voie de robot”

Fabrice leur explique qu’il est effectivement possible de parler avec une guimbarde. Qu’en Indonésie, les amoureux s’en servent pour déclarer leur flamme.  L’artiste prononce un à un les prénoms des élèves aussi hilares qu’à l’écoute.

Il leur a aussi apporté un piano à pouce, aussi appelé un kalimba. Cet instrument est originaire d’Afrique. Ou encore des flûtes qu’il a lui-même fabriquées alors qu’il n’avait que 10 ans. Ce sont des instruments rudimentaires qui ne produisent qu’une seule note. Avec le même instrument, on peut faire plein de choses différentes. Selon la façon dont on le joue, “la couleur du son” change. Elle devient plus joyeuse ou plus puissante ou au contraire plus douce.

L’orchestre

C’est maintenant au tour des enfants de jouer. Chacun choisi l’instrument qui l’inspire le plus. La consigne donnée par Fabrice est simple : les élèves doivent jouer en s’écoutant. Il leur explique que quand on fait de la musique, c’est comme quand on parle, il faut apprendre à laisser des silences entre les notes. Si les enfants ne s’écoutent pas les uns les autres lorsqu’ils jouent d’un instrument, ça devient rapidement la cacophonie. Fabrice demande à certains de faire des bruits de bouche pour accompagner ce joyeux orchestre.

Et sur le rythme de la guimbarde, les élèves créent à leur tour de la musique.