Archive de l'Auteur

Biographie d’Isabelle Arthuis

lundi 21 novembre 2022

Née en 1969 au Mans, France.

http://isabellearthuis.com

Formée au Beaux-arts de Rennes en France, Isabelle Arthuis a depuis était exposée de nombreuses fois à l’étranger. En Belgique (Bruxelles, Liège) mais aussi au Brésil (Rio de Janeiro), en Suisse (Fribourg), en Autriche (Vienne, Salzbourg), au Luxembourg, en Allemagne (Francfort), en Grèce, Monte Negro, Pologne. Elle reste cependant très attachée à la Bretagne et y passe plusieurs mois chaque année. On peut régulièrement retrouver dans son travail des paysages bretons : du port de Brest à la grotte de Donnant à Belle-ile-en-Mer, jusqu’au côtes rocailleuse de Trédrez-Locquémeau. Et elle a exposé ses œuvres à plusieurs reprises dans les musées et centre d’art de Bretagne : au centre d’art contemporain du Dourven, au FRAC Bretagne, au centre d’art contemporain Le Quartier de Quimper, au Musée des Beaux-arts de Brest, mais aussi au Théâtre National de Bretagne, etc.

Fort de l’empreinte de ses voyages et des lieux qu’elle a pu investir, son travail est aussi marqué par sa formation initiale en peinture « Je peins avec mon appareil photo », ainsi que par le cinéma. Isabelle Arthuis crée des images qui prennent différentes formes selon les contextes et les lieux où elle intervient : photographies argentiques ou numériques, affiches de très grands formats qu’elle placarde souvent dans l’espace public, installations photo & vidéo, livres d’artistes, diaporamas dans lesquels elle joue de véritables suites visuelles et chromatiques, ou encore des films qu’elle traite de façon quasi pictorialiste.

Ses œuvres sont conservées dans plusieurs collections publiques et privées internationales (Stedelijk Museum d’Amsterdam, Frans Hals Museum de Haarlem, National Gallery of Iceland, Living Art Museum de Reykjavik, MOMA de New-York, Victoria & Albert Museum de Londres, Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou, FNAC, FRAC Bretagne, etc).

Workshop au Musée des Beaux-Arts

jeudi 17 novembre 2022

Du 24 au 28 Octobre, plusieurs groupes d’habitant·es de Maurepas sont venus à une session de rencontres et ateliers photographiques avec Isabelle Arthuis au Musée des beaux-arts de Rennes.

Les ateliers se sont déroulés en plusieurs étapes. Les participant.es devaient, dans un premier temps, explorer le premier étage du musée à la recherche de personnages parmi les peintures qui les inspiraient. Ils devaient ensuite les prendre en photo.

 

Une sélection de quatre images a été faite avec l’aide d’Isabelle Arthuis et des équipes de médiation du Musée des Beaux-Arts et de La Criée. Les quatre images ont été imprimées et les habitant.es de Maurepas repartaient alors déambuler dans les allées du musée.

 

L’opération s’est répétée ainsi pour les participant.es afin que chacun.e puisse trouver quatre personnages, quatre lieux, et quatre actions parmi l’ensemble des tableaux qui les entouraient. Une fois les repérages terminés et les images imprimées, l’idée était que les participant.es puissent imaginer des histoires à partir de celles-ci et les dévoiler au reste du groupe si elles.ils le souhaitaient.

 

À travers la photo, l’atelier a permis une approche inhabituelle des œuvres du musée. Les participant.es devaient se concentrer sur des détails plutôt que sur l’entièreté des peintures. Leur imaginaire, leur Fantaisie, a lui aussi été sollicité autrement puisqu’elles.ils ont dû inventer des histoires mêlant des personnages, lieux, actions provenant de différentes œuvres, parfois datant de plusieurs siècles d’écart. Chacun.e pouvait inventer de nouveaux récits aux œuvres et les réinterpréter à leur manière. C’est là l’un des objectifs du travail d’Isabelle Arthuis :

« Fantaisie » interroge notre relation à l’art, questionne ses enjeux actuels et les manières de voir, de faire et montrer des œuvres aujourd’hui. – Isabelle Arthuis

Biographie de Charbel-jospeh H. Boutros

mercredi 16 novembre 2022

Charbel-joseph H. Boutros


né en 1981 au Mont Liban, Liban
vit et travaille entre Beyrouth, Liban et Paris, France

Il est représenté par Grey Noise, Dubai, Jaqueline Martins Gallery, São Paulo et Bruxelles, Galeria Vera Cortês, Lisbonne

www.charbeljosephageboutros.com

 

Charbel-joseph H. Boutros est un représentant de la jeune scène artistique libanaise, dont le travail est présenté à l’international. Il a été résident à la Jan van Eyck Academie, Pays Bas et au Pavillon du Palais de Tokyo où il a exposé (lors d’un module en 2014 ; et Sueur d’étoile, intervention sur le toit du bâtiment en 2015). Il a présenté son travail, entre autres, à La 12ème Biennale Internationale d’Istanbul, Turquie, au Centre Pompidou – Metz, au CCS Bard College, New York, à la 3ème Biennale de Bahia, Brésil, la 1ère Biennale de Yinchuan, en Chine, au 104 à Paris, au Musée d’art moderne MAM-BA, Salvador au Brésil, au Beirut Art Center, Liban.

Né au Liban au milieu de la guerre civile (1978-1990), Charbel-joseph H. Boutros ne cherche pas dans son travail à refléter le réel, mais plutôt à y résister, en saisissant l’immatériel. Ses œuvres se construisent à partir d’expériences personnelles, de géographies (en particulier de ses multiples déplacements), d’histoires de l’art ou de questionnements politiques et historiques. L’artiste aborde l’invisibilité comme un matériau à part entière : au béton, à la cire ou au marbre, il mêle des souhaits, de l’amour ou la lumière du soleil.

Dans un entretien avec l’artiste Ismaïl Bahri en 2015, il précise ainsi son processus de travail :

« Toutes mes pièces aboutissent à quelque chose de l’ordre de l’invisible. Elles démarrent toutes d’un élément de la réalité : je ne vais jamais chercher quelque chose d’exceptionnel pour commencer une pièce. Elles relèvent du quotidien : un calendrier, la nuit, le sel, le sucre, l’eau. Elles appartiennent à notre réalité qui est très vite transcendée. Toute ma recherche porte sur une esthétique de l’invisible. Mes pièces semblent minimales, mais elles ouvrent d’autres portes. Il y a un lien avec Duchamp, avec cette volonté de Duchamp de se libérer du rétinien. […] Mon œuvre propose un paysage mental. Je souhaite échapper à la réalité en proposant une autre poétique qui dépasse notre quotidien. »

source : www.charbeljosephageboutros.com/Site/cjhb_text_bio

La représentation du soleil dans l’art

mercredi 16 novembre 2022

Le soleil est souvent représenté en art par une sphère ou un cercle lumineux.

C’est le cas pour l’œuvre d’Andy Warhol, Sunset.

L’artiste danois Olafur Eliasson représente le soleil de différentes façons, par la photographie, la peinture mais aussi l’installation.

L’artiste Charbel Joseph H. Boutros, dans son exposition The Sun Is My Only Ally (Le soleil est mon seul allié), place le soleil au centre de son travail. Pourtant, le soleil n’est pas présent physiquement dans l’exposition. L’artiste n’expose pas une sphère ronde et lumineuse, il représente le soleil de manière conceptuelle.

D’abord, le soleil est représenté par sa lumière dans une vidéo. Dans l’œuvre NO LIGHT IN WHITE LIGHT (Pas de lumière dans la lumière blanche), l’artiste film un prêtre qui lit dans la forêt. Dans la vidéo, la lumière du soleil baisse lentement en laissant place à l’obscurité.

Le soleil est aussi rappelé par la musique dans l’exposition. Dans l’œuvre Three Songs, Three Exhibitions, Charbel Joseph H. Boutros a fait construire trois bouzouks. Sur chacun des bouzouks le luthier a joué une seule mélodie en hommage aux expositions précédentes de l’artiste. Aux heures respectives du coucher du soleil au Liban et en Belgique, la mélodie composée en hommage à chacune des expositions retentie.

L’œuvre Days Under Their Own Sun représente le soleil d’une autre manière. Trois feuilles d’une éphéméride sont accrochées au mur. Elles ont toutes les trois une couleur différente, plus ou moins jaune, puisqu’elles ont été exposées au soleil dans trois lieux différents: une sous le soleil du mont Liban, une autre à Beyrouth et la dernière à Bruxelles.

Charbel Joseph H. Boutros ne représente pas le soleil par une sphère ronde et lumineuse. Il le représente par sa lumière dans la vidéo, par le son mais aussi par ses effets.

L’art conceptuel

mercredi 16 novembre 2022

Dans son exposition The Sun Is My Only Ally, Charbel Joseph H. Boutros présente des œuvres qui requièrent une explication afin d’en saisir le sens. L’artiste s’inscrit dans le mouvement de l’art conceptuel. Apparu dans les années 1960, il se caractérise par la tentative de s’éloigner de l’art traditionnel, de la beauté et du sensible physique afin de développer des idées au delà de la matérialité de l’objet, portées sur le sens de l’œuvre d’art. L’idée, le concept prime sur la réalisation plastique. L’art conceptuel utilise différents moyens pour cela : l’installation, la sculpture, la photographie, le numérique, le dessin, le schéma, le plan, etc. Selon les choix de l’artiste, un cartel placé près de l’œuvre ou une explication dans le livret de visite peuvent aider à en saisir le sens.

Certains artistes d’art conceptuel critiquent la représentation physique comme l’artiste, Sol LeWitt : « La couleur, la surface, et la forme ne font qu’accentuer les aspects physiques de l’œuvre. Tout ce qui attire l’attention sur le physique d’une œuvre nuit à la compréhension. »¹. Selon lui, la matérialité physique tend à créer des limites à l’appréhension de l’œuvre et empêche d’en comprendre le sens.

Sol LeWitt – White Five Part Modular Pieces, (1971), Wall Drawing 462 (1986)

D’autres pensent l’art conceptuel comme le questionnement sur la définition même de l’art. Joseph Kosuth, Robert Barry, Victor Burgin ou encore Daniel Buren ont travaillé à développer cette théorie de l’art conceptuel.

Joseph Kosuth – One and Three Chairs, 1965

L’exposition de Charbel Joseph H. Boutros est conceptuelle, la plupart des œuvres de l’exposition The Sun Is My Only Ally, ne peuvent-être déliées de leur explication. Par exemple, le concept des œuvres Untouched Marble, Life Variation #2 ou encore 2m Long of Isolated Darkness ne peut être compris qu’à l’aide des explications de l’artiste.

Charbel Joseph H. Boutros, 2m Long of Isolated Darkness, 2020, courtesy de l’artiste, Grey Noise, Dubaï, Jaqueline Martins Gallery, São Paulo, Bruxelles, Vera Cortês, Lisbonne – photo : Aurélien Mole
Charbel Joseph H. Boutros, Untouched Marble, 2014, courtesy de l’artiste et Grey Noise, Dubaï – photo : Aurélien Mole
Charbel Joseph H. Boutros, Life Variation #2, 2020, courtesy de l’artiste, Grey Noise, Dubaï, Jaqueline Martins Gallery, São Paulo, Bruxelles, Vera Cortês, Lisbonne – photo : Aurélien Mole

Les œuvres de Charbel Joseph H. Boutros, se rapprochent d’un art conceptuel particulier : le Ready Made. Développé par Marcel Duchamp, le Ready-Made, en français « prêt à l’emploi », est apparu au début du XXème siècle. Il consiste à détourner un objet du quotidien pour en faire une œuvre d’art par la simple volonté de l’artiste. Marcel Duchamp imagine ainsi de nombreux objets d’art. Il utilise une roue de vélo installé sur un tabouret La Roue de bicyclette (1913), un porte bouteilles Porte-bouteille (1914), et un urinoir Fontaine (1917).

Marcel Duchamp – Roue de bicyclette (1913), Porte-bouteille (1914), Fontaine (1917)

Charbel Joseph H. Boutros utilise les mêmes procédés notamment avec son œuvre Amitié. Il expose deux paires de chaussures ordinaires qui deviennent œuvre d’art. Le même effet se produit sur les œuvres Three Abstractions on Three Histories, trois chemises blanches ordinaires pendues à une structure métallique, et sur Drink Europa, un verre d’eau posé sur une table d’appoint. Ces œuvres deviennent œuvre d’art par la volonté de l’artiste, par le sens qu’il leur donne. Ainsi, les chaussures représentent une amitié. Une chaussure a été portée par l’artiste lors de ses voyages en Europe et l’autre a été portée par son ami à Beyrouth. Toutes deux ont été réunies pour l’exposition. Les trois chemises représentent une filiation. Une a appartenue à l’artiste, la seconde à son père, et la troisième à son grand-père. Enfin, le verre d’eau contient 27 eaux minérales provenant des 27 pays européens.

Charbel Joseph H. Boutros, Amitié, 2018, courtesy de l’artiste et Grey Noise, Dubaï – photo : Aurélien Mole
Charbel Joseph H. Boutros, Three Abstractions on Three Histories, 2016, courtesy de l’artiste et Galeria Vera Cortês, Lisbonne – collection Laurent Fiévet, Paris – photo : Aurélien Mole
Charbel Joseph H. Boutros, Drink Europa, 2013, courtesy de l’artiste et Vera Cortês, Lisbonne – photo : Aurélien Mole

 

 

 

¹ LEWITT, Sol, « Paragraphs in Conceptual Art », Art Forum, 1967.

Écritures mobiles

lundi 14 novembre 2022

À l’occasion des ateliers « d’écritures mobiles » et d’initiation aux pratiques curatoriales développés par Marion Zilio, un groupe d’étudiants de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne sont venus en visite à La Criée et ont rencontré la commissaire de l’exposition Sophie Kaplan.

Ils ont produits trois textes, à la fois poétiques et critiques sur l’exposition The Sun Is My Only Ally.

Voici leurs contributions :

À jamais plus un seul, écritures mobiles

Dormir en marchant, écritures mobiles

Trois Bouzouks, écritures mobiles

INVENTAIRE À LA PRÉVERT DES MATÉRIAUX DE L’EXPOSITION

lundi 14 novembre 2022

 

  • Souhaits
  • Espoir
  • Structure métallique
  • Dalles de granit
  • Tube métallique
  • Vide
  • Cinq stèles provenant du Brésil, du Liban, de France, de Belgique et de Grèce
  • Morceaux d’une bague brisée
  • Gravier
  • Déplacement
  • Amour
  • Masque de nuit d’avion
  • Rêves
  • Couverture en coton
  • Mine
  • Papier blanc
  • Chaleur
  • Obscurité
  • Verre à boire
  • 27 eaux minérales européennes
  • Table d’appoint
  • Sculpteur
  • Deux visiteurs
  • Exposition
  • Structure métallique peinte
  • Bois
  • Personnel du centre d’art
  • Exposition
  • Carton
  • Cire de bougies votives
  • Peinture acrylique
  • Cendres de communiqués de presse
  • Tapis
  • Tablette
  • Vidéo
  • Sable de plage
  • Stand de foire d’art
  • Galerie
  • Contrat
  • Mort
  • Mausolée
  • Galeriste
  • Trois bouzouks
  • Luthier
  • Support métallique
  • Moquette
  • Son
  • Cubes de marbre
  • Vélo
  • Bloc de béton
  • Graines de pastèque
  • Paire de chaussures Stan Smith
  • Bobine d’une cassette
  • Album de musique
  • Trois chemises blanches
  • Feuilles de calendrier libanais
  • Soleils
  • Étagère en bois
  • Oreiller
  • Couette
  • Tickets de caisse de supermarché
  • Marqueur
  • Cadre
  • Mousse d’isolation

Echos d’expo #1

mardi 8 novembre 2022

Échos d’expo est un projet de découverte des expositions et d’expérimentation d’objets de médiation sonore ou graphique par les élèves pour les élèves, accompagné par trois artistes invité.es autour de la programmation de La Criée centre d’art contemporain tout au long de l’année 2022-2023.

Simon Poligné est le premier artiste invité pour accompagner les élèves de CM1-CM2 de l’école Jules Verne à Chevaigné dans la création de récits et la réalisation d’un podcast autour de l’exposition The Sun Is My Only Ally de Charbel Joseph H. Boutros.

Pour écouter les podcast, c’est par ICI

Le projet  s’est déroulé en trois temps :

Tout d’abord, Simon Poligné et l’équipe de la Criée ont rencontré les élèves dans leur classe afin de se présenter et d’échanger autour des activités du centre  d’art avec le jeu LiZellBa, grâce auquel les enfants ont pu découvrir les expositions passées, comment on « accroche » une exposition ou encore les différents métiers.

Dans un deuxième temps, les élèves ont visité l’exposition The Sun Is My Only Ally de Charbel Joseph H. Boutros où ils ont pu découvrir les œuvres, leurs matériaux et leur sens.

Les élèves ont ensuite imaginés des histoires autour de quelques œuvres de l’exposition et enregistrés des podcasts au studio radio de l’Edulab. Ceux-ci peuvent être écoutés en visitant l’exposition à la Criée jusqu’au 23 décembre 2022.

Visites des L1 Arts plastiques

jeudi 3 novembre 2022

Jeudi 20 Octobre deux groupes d’étudiants en première année Arts Plastiques sont venus visiter l’exposition The Sun Is My Only Ally de Charbel Joseph H. Boutros. Visite menée par Amandine Braud, médiatrice à la Criée.

Observation, écoute, dessin… Les étudiants appréhendent chacun à leur manière les œuvres.

Face à l’utilisation de matériaux intangibles, conceptuels, invisibles, dans le processus artistique de Charbel Joseph H. Boutros, certains restent dubitatifs et peinent à entrer en relation avec l’exposition. D’autres se laissent aller à la confiance et le lien spectateur-œuvre-artiste se fait plus facilement.

« Sculpter l’invisibilité et l’invisibilité comme matière est le cœur de mon travail. (…) De cela découle la notion de confiance (…). La confiance est un élément essentiel dans la vie et dans l’appréhension d’une œuvre d’art. Elle est indispensable pour que deux personnes puissent construire une relation profonde, tout comme elle est nécessaire entre un spectateur et une œuvre d’art. Dans mon travail, la notion de confiance est poussée à l’extrême, par la nature impalpable de la matière que je sculpte. Quant on traite avec l’invisible, la foi devient le médium. » – extrait de Sculpter l’invisibilité, Une conversation entre Charbel Joseph H. Boutros, Sophie Kaplan et Philippe Van Cauteren, de la monographie The Sun Is My Only Ally 2021.

Yves Chaudouët

jeudi 27 octobre 2022

Né en 1959 à Paris

https://dda-nouvelle-aquitaine.org/yves-chaudouet

Artiste jardinier, Yves Chaudouët est capable de donner à un même sujet des formes multiples et de faire subir à un même objet de nombreuses transformations. Dans un mouvement réflexif, il fait du processus de création la matière tangible de ses œuvres, que celles-ci soient littéraires, picturales ou spectaculaires.

La campagne que bat Yves Chaudouët est multiple : elle est sauvage, faite de roches animales et d’herbes hautes ; elle est parcourue par des chercheurs d’or, des glaneurs et des fous ; elle est domestiquée, bâtie et cultivée ; elle grouille de vies, d’ennui parfois aussi ; elle a des ciels immenses et des terres insoupçonnées.

Pour la saison Battre la Campagne, Yves Chaudouët propose une exposition qui déborde les murs de La Criée pour aller s’allonger dans la campagne rennaise, invite à sa table sa compagnie de théâtre et d’autres fertiliseurs, initie des journées d’études, et plus largement, nourrit la programmation de ses intérêts, idées et recherches.