Archive de l'Auteur

Bibliographie

mercredi 5 juin 2024

Bibliographie proposée par Rachel Guitton, professeure documentaliste, conseillère-relais pour La Criée centre d’art contemporain et l’équipe du service des publics de La Criée autour de l’exposition Salon des refusé·es de Rasmus Myrup.

Essais Adultes

  • Régis Boyer, L’Edda poétique, Pluriel
  • Snorri Sturluson, L’Edda, récits de mythologie nordique, Gallimard / L’aube des peubles
  • Pierre-Brice Stahl, Dieux et personnages de la mythologie nordique, , J’ai lu / Librio
  • J-B Rendu et François Emion, Le grand atlas de la mythologie nordique, , Glénat / Le Monde
  • Raymond Ian Page, Mythes Nordiques, édition du Seuil, 2023
  • Patrick Guelpa, Les 100 légendes de mythologie nordique, Ed. Que sais-je? Les 100 mots
  • Régis Boyer, Les conteurs du Nord, Ed. Belles Lettres (Réalia)
  • Raymond Ian Page, Mythes nordiques, Points
  • Renate Lorenz, Art Queer, Une théorie du Freak, Ed. B42, 2018

Documentaire adulte

  • Apolline Bazin, Drag, Un art qui agite le monde, , Ed. E.P.A
  • Fashion Folklore, Costumes populaires et haute couture, Mucem / Gallimard

Comics, BD Adulte

  • Nous sommes les Avengers, Panini / Marvel anthologie

Album Jeunesse

  • Jessica Love, Julian est une sirène, l’école des loisirs
  • Kvéta Pacovka, Le théâtre de minuit, éditions Nord-Sud
  • Aaron Stewart, Little Aaron. Me and my friends, édition Pictoplasma, 2010
  • Michio Watanabe, Mélange-moi, Hélium

Comics, BD jeunesse

  • Les aventures des Avengers, Tome 1, les maîtres du mal, Panini / Marvel Kids

Documentaire Jeunesse

  • Mythologie nordique, Collectif, Hachette / Quelle histoire
  • Rose, bleu et toi? Un livre sur les stéréotypes de genre, Élise Gravel, Gallimard jeunesse
  • Queer et fières, Un guide pour explorer son identité, Ellis Rowan, Ed. Alice Jeunesse

Biographie de Rasmus Myrup

mercredi 5 juin 2024

Né en 1991 à Copenhague, où il vit et travaille.
diplômé de la Funen Art Academy de Odense au Danemark.
représenté par les galeries Nicolai Wallner à Copenhague et Jack Barrett à New York.

Rasmus Myrup développe une œuvre qui évolue au fil de ses expositions et des médiums qu’il emploie. Il s’intéresse aux diverses formes de récits, des grandes histoires à d’autres plus personnelles, à l’évolution des cultures humaines et aux connexions avec la nature. En 2018, il présente l’exposition Homo Homo, à la Tranen Space for Contemporary Art au Danemark. Il y mêle des dessins, des vidéos et des installations abordant les vies fantasmées des Néandertaliens.

Il utilise dans son travail de nombreux médiums tels que la peinture à l’huile, le pastel, le graphite et le fusain, le livre, l’installation et la sculpture. Il privilégie les éléments naturels comme le bois, le lichen, l’aluminium, la roche, les feuilles, la terre …. Rasmus Myrup emploie aussi des objets manufacturés, issus de rebuts de la société de consommation. Il confectionne lui-même les tenues de ses sculptures à partir de tissus, vêtements et autres éléments comme de la fourrure.

Il réalise les premiers personnages du Salon des Refusés en 2020 pour l’exposition collective Witch Hunt à la Kunsthal Charlottenborg à Copenhague, où il s’inspire de la figure de la sorcière. On retrouve ses sculptures au sein de son exposition personnelle Folx, à la Galleri Nicolai Wallner à Copenhague ou encore en 2023 au sein de l’exposition collective Oh, What a World à la Jack Barett Galery située à New York et dernièrement dans son exposition personnelle Salon des Refusés à 1646, à la Haye aux Pays-Bas.

Pour raconter les histoires de ces sculptures, Rasmus Myrup privilégie l’oralité ou prête sa voix à un ou une narratrice, comme dans le livre The Völva’s Bestiary of Best Friends (2023)[1]. On y découvre les ami.es de la narratrice Völva. Iels ont des personnalités alliées, aux identités mouvantes et aux vies multiples, qui tentent de se préserver des affres de l’humanité.

[1] Pour les anciens Germains, Völva était le nom donné aux prêtresses et prophétesses qui pratiquaient l’art divinatoire et la magie. Dans le livre de Rasmus Myrup, elle est la narratrice qui raconte la vie de certains personnages du Salon des refusées qui sont ses ami.es, afin de leur éviter de reproduire les mêmes erreurs à l’avenir.

Atelier Tampon périscolaires

mardi 4 juin 2024

Ces deux ateliers ont eu lieu le mardi 21 et le jeudi 23 mai. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’exposition Les enfants-paysages qui se tient à la Maison de Quartier de Villejean du 21 au 27 mai 2024 et, plus largement, dans le cadre de la résidence Les Merveilles de Gabrielle Manglou.

L’atelier se déroule à la Maison de Quartier de Villejean, lieu où les enfants effectuent habituellement leurs activités périscolaires. Celles-ci sont réparties sous la forme de trois ateliers : jeux à la ludothèque, sciences et arts plastiques. Les enfants qui participent à l’atelier couvrent toute la tranche d’âge de l’école élémentaire, certains ayant d’ailleurs eu l’occasion de participer aux autres ateliers menés par Gabrielle Manglou.

Aujourd’hui, le programme intègre l’atelier « Tampon » proposé par Gabrielle Manglou. Trois tables ont été aménagées dans la salle qui accueille l’exposition. Elles sont couvertes de grands calendriers servant de sous-mains pour protéger les tables. Au centre, des récipients contiennent des tampons créés pour l’occasion ainsi que des encreurs.

Ces tampons sont fabriqués de cubes de bois sur lesquels ont été apposés des motifs en relief représentant des formes liées à la résidence « Les Merveilles ». On y retrouve par exemple les différentes lettres et symboles des totems « Merci » du premier atelier, mais aussi des formes de fleurs et de nuages. Six couleurs différentes sont présentes dans les tampons encreurs, ce qui permet aux enfants d’associer la couleur et la forme de leur choix.

Chaque enfant, sur les conseils de Gabrielle, a pu tester différentes techniques : combiner les tampons pour créer de nouvelles compositions, répéter le même tampon en utilisant différentes couleurs, faire glisser les tampons sur la feuille ou encore les utiliser en guise de pinceau en créer de nouvelles, recréant des paysages comme la forêt ou la mer.

Une fois que les enfants ont pu expérimenter les différentes techniques, Gabrielle leur propose d’utiliser les précieuses feuilles qu’elle a apportées. En effet, elle a gardé spécifiquement quelques exemplaires des agrandissements des Polaroids en risographie, de grandes photos de paysages imprimées en noir et blanc, ainsi que des feuilles de papier à dessin.

Une fois leurs œuvres terminées, elles sont accrochées à l’aide de petites pinces sur les grands panneaux de bois de la Maison de Quartier. Ainsi exposées, elles créent une sorte d’assemblage géant de feuilles A3. Cela permet à tous de les admirer mais aussi de les faire sécher.

À 18h, lorsque les parents et les familles viennent chercher les enfants, ils ont le plaisir de découvrir lesquelles parmi toutes ces œuvres appartiennent à leurs enfants, qui les décrochent et repartent fièrement avec.

Journée du 6 Mai, mini-forêt

mardi 4 juin 2024

La journée du 6 mai 2024 se déroule à la forêt de la Chalouzais avec Léa Muller et la classe de CM1 de l’école du Chat Perché à Janzé. Elle marque une nouvelle étape dans la résidence de Léa Muller. Elle invite les élèves à façonner leur mini-forêt pour ensuite la transplanter dans la cours de leur école. Tout au long de la journée, chacun a pu glaner, façonner, mettre en pot, transmettre et faire preuve de délicatesse.

Glanage

Le temps de mai contraint à faire certaines activités de la journée sous un hangar à l’abri des averses. La matinée commence donc par un jeu, qui permet aux élèves de se recentrer sur la nature autour d’eux. Le but est de comprendre le fonctionnement d’un arbre à travers son organisme et les différentes saisons. Deux élèves se placent debout au centre du hangar et forment le cœur de l’arbre, quatre autres s’assoient à leurs pieds les jambes tendues, ils représentent les racines, quelques-uns se transforment en branches les bras en l’air et enfin, le tronc est mimé par une ronde d’enfants. Une fois l’arbre façonné, chacun lui donne vie par des mouvements et bruits. Ils correspondent par exemple à l’écoulement de la sève, aux racines qui se nourrissent de minéraux et de l’eau dans le sol. Les derniers élèves incarnent les aléas météorologiques comme les bourrasques de vent ou les pluies torrentielles qui viennent s’abattre sur les forêts.

Une petite éclaircie incite Léa et les élèves à aller glaner sous les bois les composants nécessaires pour la création de la mini-forêt. La classe est alors divisée en quatre groupes, chacun avec une mission différente : récolter de la terre, des pierres, de l’humus et des branches. Les seaux se remplissent rapidement et la récolte se finit juste avant que la pluie ne reprenne et contraigne tout le monde à se mettre à l’abri.

Façonnage

Avant l’arrivée des enfants, Léa a pu récolter de l’argile provenant de la terre soulevée par les racines des arbres tombés lors des tempêtes de l’hiver. Léa leur explique que cette argile va leur servir pour façonner les pots qui accueilleront les pousses d’arbres de leur mini-forêt. Les élèves sont assis autour de planches en bois, avec leurs doigts, ils malaxent les petites boules d’argile. Chacun s’applique dans la création de ses pots, pour qu’ils puissent accueillir parfaitement les plants de chêne, de sorbier et d’alisier.

Modelage

Léa propose, à ceux qui ont fini leurs pots, de modeler des petites amulettes en argile. Elles peuvent prendre différents aspects : un oiseau, une feuille, une coccinelle… Elles seront les protectrices et gardiennes de la mini-forêt. Les élèves font tous preuve d’imagination et de beaucoup délicatesse dans leur tâche.

La « chaîne de délicatesse »

Une fois le façonnage des pots et le modelage des amulettes terminé, les plants d’arbres sont prêts à être replantés dans les pots. Les pousses puis le terreau sont donnés par Léa et sont ensuite transmis de mains en mains par les élèves. Ils créent ainsi une « chaîne de délicatesse », qui montre le respect porté à ce qui leur est confié par Léa. Les plants d’arbres sont placés dans les pots avec une attention particulière pour les racines fragiles.

Assemblage de la mini-forêt

Avant de rentrer, Léa propose de faire un premier test d’assemblage de la mini-forêt. Les mains des élèves s’activent dans chacune des étapes. Et en quelques minutes le résultat de cette journée en forêt est visible par tous.

La mini-forêt est implantée définitivement quelques jours plus tard par les élèves dans le jardin de la cour de l’école.

Le temps s’ouvre (an digor amzer)

mercredi 29 mai 2024

C’est le grand jour, ce jeudi 16 mai à 16h45, l’exposition ouvre ses portes. Cette dernière vient conclure les quatre mois de la résidence Les Merveilles au sein de l’école Jean Moulin.

En amont, l’artiste Gabrielle Manglou, assistée de l’équipe de la Criée et de Pascal, le concierge de l’école, a procédé au montage de l’exposition dans la salle d’atelier.

Les enfants sont les premiers à découvrir l’exposition à laquelle leurs créations ont contribué. En effet, elle met en scène des objets qu’ils ont élaborés tout au long de la résidence, retravaillés et mis en valeur par l’artiste. Gabrielle est ravie de leur présenter le fruit de leurs réalisations communes mais avant, elle leur explique que la salle a changé de statut, passant d’atelier à salle d’exposition, et que les œuvres nécessitent une attention particulière. Ils franchissent le seuil de la salle et découvrent que leurs travaux sont devenus de véritables œuvres d’art.

L’espace est complètement transformé. Un fin voile coloré est suspendu au-dessus de la porte, flottant à mi-hauteur et invitant les visiteurs adultes à se pencher pour entrer. De salle de classe classique, elle est devenue une véritable salle d’exposition. Les tables ont été retirées et l’espace dégagé. Des socles aux couleurs pastel sont disposés le long des murs et au centre de la pièce. Cette mise en scène permet aux différentes œuvres de prendre toute leur dimension artistique.

Les enfants entrent prudemment dans la salle et découvrent ce nouvel environnement. Ce qui attire leur attention en premier lieu, c’est le son. Dans la salle, l’ambiance est calme et apaisante. Le travail sonore réalisé avec les enfants par Fabrice Laureau et Gabrielle Manglou résonne dans la pièce. Des sons de bols tibétains et une voix douce récitant une comptine et les prénoms des enfants se font entendre. Les classes successives posent les mêmes questions et demandent d’où provient ce son. L’artiste leur explique qu’il s’agit des sons qu’ils ont produits lors de l’atelier son, retravaillés par le Duo Core.

Ces sons ont été édités sous la forme de disques vinyles transparents. Amandine explique aux élèves ce qu’est un disque vinyle, comment il est fabriqué et de quelle matière il est composé. Grâce à sa platine vinyle, elle leur montre comment les sillons du disque produisent des sons. Une fois le vinyle en fonctionnement, les enfants ont la surprise d’entendre leurs prénoms. Ils répètent avec enthousiasme les prénoms qu’ils reconnaissent.

L’installation est à hauteur d’enfants. Ils font le tour des différentes œuvres, cherchant à reconnaître leurs créations. Certains identifient leurs dessins, ou ceux de leurs camarades, tandis que d’autres se reconnaissent sur les photos. Les amulettes sont mises en scène, accrochées au plafond ou posées sur des socles. Les vases et dessins sur tissus trouvent également leur place dans l’exposition. Les premiers accueillent des fleurs, les seconds prennent la forme d’un totem surmonté d’un épi de maïs. Les pancartes sur lesquelles les enfants ont adressé leurs remerciements à la nature sont aussi affichées. Enfin, les photos créées lors de l’atelier périscolaire, rehaussées de subtiles dorures et aquarelles, sont exposées sur un panneau. Le long du mur, les 48 carnets des enfants, fil rouge de cette résidence, sont mis en scène, chacun ouvert à une page, formant ensemble une composition d’images.

À côté, les tapis et coussins assemblés par Gabrielle Manglou forment un coin lecture, où ont été disposés les livres de la résidence ainsi que des confettis. Les élèves s’installent dans cet espace dédié à la lecture. Naturellement, ils jouent avec les confettis qu’ils lancent, tout en consultant les livres qui leur sont proposés.

Comme si l’exposition de la salle d’atelier débordait dans le couloir, celui-ci a également été aménagé. Le prolongement de l’exposition se compose des travaux des enfants ainsi que de tirages polaroids. Leurs travaux de l’atelier Cosmos sont affichés, formant une voie lactée colorée le long des murs du couloir, tandis qu’un puzzle de « Merci » occupe le haut de l’espace. En dessous, les fiches de présentation des élèves, transmises à Gabrielle, sont aussi disposées sur le mur. Elles montrent le visage de chaque enfant accompagné de ça qu’ils aiment toucher, voir et sentir dans la nature.

Quatre tables sont alignées, formant un point documentaire où sont exposés les livrets de la restitution ainsi que « Les hasards ». Ces cinq cahiers présentent pêle-mêle les photos prises lors des ateliers tout au long de l’année, les productions des enfants ainsi que le travail de Gabrielle Manglou sous forme d’images en pleine page. Entre noir et blanc et couleurs, les images sont mises en dialogue de manière dynamique, illustrant la résidence. Loana les montre aux élèves qui sont ravis de se reconnaître et de reconnaître leurs travaux.

L’ouverture publique

À 16h30, à la sortie de l’école, l’exposition s’ouvre enfin au public. Les parents et les enfants présents sont invités à pénétrer dans l’école afin de visiter l’exposition. Les différents partenaires du projet sont également venus assister à cette restitution. La salle est comble et chaque visiteur en va de ses compliments.

La visite publique se termine par une prise de parole sous le préau. Les enfants, accompagnées de leurs enseignantes, avaient préparé de très beaux textes exprimant leur ressenti sur la résidence, ce que cela leur a apporté et ce qu’ils en retiendront. Gabrielle prend ensuite la parole pour remercier les enfants de leur participation et exprimer sa gratitude envers les différentes personnes qui l’ont soutenue dans ce projet.

Place ensuite au goûter fantastique offert par la ville de Rennes ! Des brochettes de fruits, crêpes et jus ont régalé les enfants comme les adultes et ont mené à des discussions animées entre les personnes présentes. C’est ainsi que s’est conclue la résidence à l’école Jean Moulin.

L’exposition Le temps s’ouvre (an digor amzer) reste accessible durant une semaine sur rendez-vous.

De plus, l’exposition s’étendra à la maison de quartier Villejean avec Les enfants paysages du 21 au 28 mai.

Atelier Risographie à l’édulab-Pasteur

mardi 7 mai 2024

Le 17 avril, dans le cadre des Merveilles, s’est déroulé un atelier a lieu à l’Édulab, réunissant les élèves du périscolaire pour créer des affiches utilisant la technique de la Risographie.

La première partie de l’atelier est l’occasion pour les élèves de revenir sur les thématiques abordées lors des ateliers sur le temps scolaire et pour certains de découvrir l’univers de Gabrielle Manglou. L’artiste prend ensuite le temps d’expliquer la technique d’impression en Risographie à l’aide d’exemples d’affiches montrés aux enfants. Les affiches qu’ils vont concevoir se basent sur les photographies polaroid réalisées lors des ateliers.

Découper, écrire et plier

Les enfants sont répartis en trois groupes, chacun avec une tâche spécifique : découper des formes dans des magazines, écrire des éléments de la nature et plier des copies en noir et blanc des polaroids agrandis. Les éléments ainsi créés sont disposés au centre d’une table.
Sur les photographies imprimées en grand format, une feuille de calque est placée pour assembler et coller les éléments de chaque composition. Les enfants participent activement à cette étape, guidés par Gabrielle. Chaque composition est imprimée avec une couleur différente, la première en rose et la seconde en bleu.

Les enfants-paysages

Une fois les impressions prêtes, elles sont disposées pour être observées par tous, permettant à l’encre fraîche de sécher, bien que celle de la Risographie ne sèche jamais entièrement. Les enfants reçoivent chacun un exemplaire des affiches créées. Les éléments créés lors des ateliers seront exposés à la Maison de Quartier de Villejean du 21 au 28 mai 2024, sous le titre Les enfants-paysages.

 

Atelier 10 Remerciements

vendredi 3 mai 2024

Cette séance a eu lieu les 11 et 12 avril 2024, il s’agit de la dixième et la dernière du projet Les Merveilles.

L’agitation de l’imagination

Gabrielle commence cette dernière séance d’atelier par une mise en contexte. L’objectif de la séance est de remercier la nature sous toutes ses formes. Elle explique aux élèves qu’elle a dessiné au tableau des icônes correspondant à différentes catégories de mots. Afin d’enrichir leur vocabulaire, les enfants sont invités à trouver des mots correspondant aux différentes catégories : les végétaux, la nourriture, les animaux domestiques, les animaux sauvages, les insectes, ou encore ce qui se trouve au-delà des étoiles.

Avant d’entamer l’exercice et pour stimuler leur imagination, Gabrielle leur demande de former un cercle sur le tapis. Elle leur indique ensuite de former un réceptacle avec leurs mains et de fermer les yeux. Puis, elle leur propose d’imaginer, au creux de leurs mains, un petit animal. Les enfants qui le désirent énoncent quel animal ils ont entre leurs mains : un papillon, un tigre, un serpent… Toujours les yeux fermés, ils doivent maintenant imaginer dans leurs mains tous ces animaux à la fois : un gros chat, un petit poisson, une chauve-souris… et souffler dessus pour que tous ces animaux se répandent partout dans la pièce.

Dans un second temps, l’exercice consiste à répéter le même procédé en imaginant d’abord, cette fois-ci, une couleur au creux de leurs mains : orange, violet, vert… Puis de donner à cette couleur une forme : triangle, cercle, cube… et enfin d’ajouter une texture : fourrure, en pierre ou en coton…

Enfin, elle les invite à souffler dessus pour les disperser.

Remerciements à la nature

Après cette mise en imagination, les élèves vont chercher leurs carnets dans la grande armoire au fond de la salle. De nombreux feutres sont disposés sur les tables, ils sont de différentes couleurs et de différentes épaisseurs. La consigne est la suivante : écrire dans leur carnet des remerciements aux différents éléments de la nature. Les enfants sont invités à faire appel à leur imagination pour trouver des mots originaux. Gabrielle leur donne l’exemple de l’eau dont l’idée peut être poussée plus loin en pensant à l’eau de la mer, l’eau des glaçons ou la pluie.

Les élèves se mettent alors à écrire les phrases dans leur carnet. On voit que certains s’influencent mutuellement, « Merci les lapins » se retrouve noté dans les carnets de toute la rangée. Si certains écrivent en monochrome, d’autres dessinent les choses qu’ils remercient à chaque fois, d’autres encore écrivent une lettre de chaque couleur. Quelques-uns parviennent à varier leurs remerciements en trouvant des idées particulièrement originales comme « Merci les tilleuls », plusieurs d’entre eux préfèrent citer des catégories d’animaux comme « Merci les félins ».

Une fois leurs pages bien remplies, il est temps de passer à une nouvelle phase de l’atelier : l’écriture des pancartes. Avant l’atelier, Gabrielle a pris soin de préparer une douzaine de pancartes qu’elle a peintes couleur lavande. Les enfants ont pour rôle d’écrire sur ces pancartes les remerciements qu’ils adressent aux différents éléments de la nature. Elle leur explique qu’il s’agit d’un travail collectif et que plusieurs élèves écrieront sur chaque pancarte. Avec beaucoup d’applications, les enfants écrivent leurs phrases.

L’histoire de livres

Pour les enfants qui ont terminé rapidement l’activité, Gabrielle propose à ceux qui le souhaitent de leur lire une histoire. Installés allongés sur le tapis, elle lit à voix haute deux livres. Ces livres sont particuliers, car c’est Gabrielle qui les a illustrés.

Excuses-excuses et La chose bizarre

Une matinée à l’Edulab

vendredi 19 avril 2024

Cet atelier a eu lieu dans la matinée du mardi 12 mars. Il s’inscrit dans le cadre du parcours suivi par les élèves de la classe de CM2 de l’école Moulin du Comte. Après avoir visité les précédentes expositions présentées par La Criée, la classe se voit aujourd’hui proposer un atelier à l’Edulab, le laboratoire de pédagogie numérique de la ville de Rennes situé au sein de l’Hôtel Pasteur.

Les 27 élèves de la classe sont passés, tour à tour, par 5 ateliers différents pendant 2 heures. Chacun de ces ateliers était animé par un adulte, membre de l’équipe de l’Edulab, de La Criée ou encore un parent volontaire ayant précédemment été formé aux outils utilisés lors de l’atelier.

Ce temps de rencontre est le fruit d’un croisement entre la programmation de La Criée : l’exposition d’Anne Charlotte Finel Respiro et le festival de projection analogique Visiophare. Ces deux événements se croisent en ce qu’ils questionnent le rapport à la représentation, ils interrogent le rapport entretenu avec les images de grandes tailles et leur medium de projection.
L’objectif de cette matinée est de procéder à des créations autour du monde animal en utilisant le système de projections analogiques Visiophare. Ces derniers sont des rétroprojecteurs recyclés dans les écoles et augmentés d’une ampoule LED puissante. Comme les rétroprojecteurs classiques, il faut apposer sur la surface une feuille transparente, appelée rhodoïd, afin que le motif soit projeté en grand sur le mur. Grâce à ces rhodoïds et des feutres de couleurs, il est possible de projeter n’importe quel dessin en très grand. De plus, il est possible de superposer ceux-ci à des feuilles non transparentes découpées de certaines formes afin de dessiner les silhouettes voulues sur l’image.

1- Dessin d’animaux et mapping vidéo

Dans la première grande salle, les enfants ont pu expérimenter le mapping vidéo. En effet, après avoir dessiné et découpé les contours de leur animal, chaque élève a placé sa création devant le vidéoprojecteur. Grâce à la superposition de couleurs projetées, les animaux se parent de couleurs vibrantes.

2 – Imagination et création des chimères

Cette phase de l’atelier a commencé par une présentation de plusieurs livres sur les thèmes des animaux et des chimères. Ces exemples ont permis aux élèves de nourrir leur imagination et de les préparer à l’étape suivante : la création de leurs propres chimères. Une fois celles-ci dessinées sur du papier noir, ils ont découpé leur créature.

3 – Dessin du fond et découpe du cadre

Les élèves passaient ensuite dans la troisième et dernière salle. Il était question de dessiner l’environnement de leur créature. En utilisant deux feutres sur des rodoïds, ils ont pu dessiner le paysage qui correspondait à leur envie. Enfin, ils ont pu découper dans du papier la forme qu’ils souhaitaient donner aux contours de leur cadre.

À la fin des ateliers, les élèves ont pu présenter le fruit de leurs créations assemblées à l’ensemble de la classe en les projetant en grand grâce au visiophare.

 

Atelier 9 Mise en forme

vendredi 19 avril 2024

Ces ateliers se déroulent les jeudis 4 et vendredi 5 avril, dans le but de préparer la restitution qui aura lieu à l’école le jeudi 16 mai et se poursuivra à la Maison de Quartier de Villejean la semaine du 21 mai. Les séances 9 et 10 sont spécifiquement dédiées à la préparation de l’événement.

Chaque classe de CP-CE1 à l’occasion d’expérimenter un protocole différent lors de la seconde partie de la séance.

Les vrais insectes

Installés sur le tapis, les enfants débutent l’atelier par un exercice proposé par Gabrielle. Celui-ci vise à les recentrer grâce aux sensations ressenties les pieds ancrés dans le sol, tout en évoquant ce qui a des racines, leurs formes, etc.

Elle leur présente des tableaux d’entomologie apportés par une enseignante, exhibant différentes typologies d’insectes : des papillons, des sauterelles, des scarabées, etc. Les enfants, n’ayant jamais vu de tels objets, demandent tous :

« Est-ce que c’est des vrais ? »

Pour répondre à leurs questionnements sur ces « petites merveilles de la nature », Gabrielle partage un ouvrage illustré d’animaux marins et terrestres, permettant de découvrir et redécouvrir leurs caractéristiques physiques, leurs façons de se déplacer (nager, ramper, sauter), leurs environnements, etc.

S’enrouler comme un coquillage

Ensuite, Gabrielle invite les élèves à participer à un petit jeu pour se concentrer sur leurs sensations et leurs émotions. D’un bout à l’autre de la pièce, les enfants se tiennent les mains et s’enroulent en spirale tous ensemble. En tournant sur elle-même, Gabrielle évoque des mots et des phrases liés à l’environnement afin de « sentir la folie et la diversité de la nature ».

Une fois l’exercice terminé, les élèves prennent place sur les tables de l’atelier pendant que l’artiste allume une petite enceinte qui diffuse une musique calme et apaisante. L’artiste incite les enfants à se laisser aller à l’expression de leurs émotions.

Classe d’Audrey Crusson, dessins sur tissus

Pour cette première classe, Gabrielle écrit au tableau les différentes étapes de l’atelier, rappelant les diverses activités précédentes : découpe, collage, dessin, création sonore avec Fabrice, écriture de poèmes, peinture, collecte de matériaux et offrandes à la nature.

Chaque élève est invité à piocher au hasard une catégorie pour trouver un mot s’y rapportant. Pour étayer le vocabulaire, elle présente différents ouvrages illustrés avec des mots se rapportant au ciel, aux étoiles, à ce que l’on peut trouver sous la terre, dans les mers, etc. Les élèves écrivent ensuite chacun leur tour des mots de leur choix à la craie au tableau. Puis ils illustrent leurs mots en couleur avec des crayons sur des petits morceaux de tissus. Ces pièces seront ensuite cousues sur des coussins et exposées pour la restitution. Parmi les mots illustrés figurent : les coraux, un dauphin, des insectes, un arc-en-ciel, un champignon, etc.

Classe de Camille Robieu, formes du ciel

Cette fois-ci, les élèves peignent sur des supports en bois préalablement préparés par Gabrielle. Ils sont découpés en forme d’éléments appartenant au ciel : planètes et arc en ciel. Chaque enfant se voit confier la réalisation d’une pièce, qu’il est libre de peindre comme il le souhaite. Ces supports seront utilisés dans le cadre de l’exposition du 16 mai prochain.

Classe de Camille Guilmin, peintures sur carnets

Pour ce groupe-ci, Gabrielle invite les élèves à peindre dans leurs carnets en pensant à toutes les choses complexes de la nature, aux petites bêtes, aux formes, aux couleurs, etc. Les enfants prennent naturellement des voies très différentes et chacun créé une œuvre à l’image de sa personnalité.

Classe de Marine Mathel, vases en bois

Pour ce dernier atelier, les élèves ont pour objectif de peindre sur des planches en bois en forme de vases, tout en pensant à toutes les choses que produit la nature. Cet exercice les amène à colorer les silhouettes de vase de manière originale. Les pièces seront utilisées comme support à des bouquets de fleurs lors de la restitution du 16 mai.