Archive de l'Auteur

Biographie de Pierre Jean Giloux

lundi 7 octobre 2024

Le travail de Pierre Jean Giloux se situe à la convergence de plusieurs pratiques, il est le résultat d’associations et d’hybridations. Utilisant les techniques numériques, vidéo, 2D et 3D il développe un travail de collage et de montage. Les interventions graphiques sur ses images lui permettent de créer des « mondes reconstruits » qui modifient les perceptions de la réalité. L’enjeu est de faire cohabiter le virtuel et le réel au sein d’un espace-entre et d’établir un dialogue pour les interroger.

Intéressé par les formes urbaines et leurs évolutions, ses fictions prospectives ont pour point de départ les réalités urbaines et sociales filmées et photographiées. Elles sont prolongées par des images de synthèse, ce qui permet de situer sa pratique artistique proche de ce que l’on appelle communément la réalité augmentée.

En 2015, l’artiste a participé à une résidence à la Villa Kujoyama à Kyoto. Suite à cette expérience, il a créé Invisible Cities, une tétralogie vidéo qui dresse le portrait de plusieurs villes japonaises et repense le mouvement de l’architecture métaboliste. À l’occasion de ce projet, il a aussi édité sa première monographie éponyme.

À la suite d’une résidence en Inde à Kochi en 2020 (Kochi Biennale foundation), il travaille sur le projet générique Biomimetic Stories. Les deux premiers films de ce projet ont été projetés lors du « Novembre Numérique 2022 » en Inde dans les villes de Bangalore, Trivandrum, Chandigarh et Ahmedabad. L’installation originale Biomimetic Stories qui comporte quatre films est exposée cet automne à La Criée à Rennes, puis au Botanique à Bruxelles en mai 2025.

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Pierre Jean Giloux a exposé son travail dans différents centres d’art et musées, en France, en Europe et en Asie : Future of Cities, DMA Daejeon Museum of Art, South Korea / Promethée, le jour d’après, CDA Enghien-les-bains / Invisible Cities, Kochi Biennale foundation, India / Futurs spéculatifs, CWB Paris / Connectivités, Mucem, Marseille / Imagining Cities Beyong Technology. 2.0, SongEun Artspace, Seoul / Tendencies’19, The Overview Effect, Bozar Lab, Brussels / For A Brave New Brussels, Maat Lisbon / Impossible Architecture, The National Museum of Art, Osaka / The museum of Modern Art, Saitama / Niigata City Art Museum / Moca, Hiroshima / Utopia Dystopia, MAAT Lisbon / Into the Unknown, Barbican Center, London / Kunsthalle Roterdam / Onassis Center Athens / Parallel World, Kyoto Art Center / The legacy of Achitectonic Futurism, Bank MABsociety, Shanghai / Opline prize.

Abécédaire Biomimetic Stories

lundi 7 octobre 2024

Androïde : robot humanoïde, c’est-à-dire celui qui ressemble à un homme. Dans la vidéo de Pierre Jean Giloux intitulée BioluminescenTTower, les androïdes modelés sur l’ordinateur en 3D montrent le fonctionnement des lumières inspirées par des plantes bioluminescentes.
Animation : méthode artistique qui vise à créer l’illusion de mouvement par le biais d’une succession d’images dessinées à la main ou créés sur l’ordinateur. L’artiste utilise cette technique pour présenter ses projets de villes imaginaires de la manière la plus réaliste possible.

Architecture : discipline artistique destinée à créer des projets des constructions et des bâtiments divers. Certaines Å“uvres architecturales ne sont jamais réalisées par les ingénieurs à cause de leur côté peu pratique ; dans ce cas, on parle de « l’architecture de papier ». Grâce aux technologies numériques, on peut aujourd’hui faire vivre les projets les plus utopiques sous forme d’animation, comme le fait Pierre Jean Giloux.

Biologie : ensemble des sciences qui étudient le vivant sous ses multiples formes. Le projet Biomimetic Stories a été conçu par l’artiste en partenariat avec des scientifiques biologistes.

Bioluminescence : capacité de certains organismes vivants à produire et émettre de la lumière. L’artiste Pierre Jean Giloux imagine comment on pourrait utiliser ce principe chimico-biologique pour créer des sources de lumières biomimétiques et écologiques dans son Å“uvre BioluminescenTTower.

Biomimétisme : terme défini en 1997 par la scientifique américaine Janine Benyus comme « une science qui étudie la nature en vue de l’imiter ou de s’en inspirer pour résoudre des problèmes humains ». Conception phare de l’urbanisme et de design écologiques, dans Madurai de Jean Pierre Giloux, elle permet, entre autres, de s’inspirer des termitières pour remédier aux hautes températures dans la ville.

Brutalisme : style architectural né dans les années 1950 qui se distingue par l’utilisation du béton, la répétition des formes et l’absence de décoration. L’artiste Pierre Jean Giloux s’inspire de la « Tour d’ombres » construite par le prédécesseur de ce mouvement Le Corbusier à Chandigarh, en Inde. Dans la vidéo BioluminescenTTower l’édifice est transformé pour abriter un laboratoire de bioluminescence.

Canopée : couche supérieure de l’écosystème de la forêt, les cimes des arbres. Pour une de ses vidéos, Pierre Jean Giloux imagine une canopée artificielle qui protégerait la ville de Madurai de la chaleur.

Climat : ensemble statistique des conditions météorologiques dans une région donnée pendant une période donnée. En collaboration avec des scientifiques, Pierre Jean Giloux imagine des solutions qui pourraient aider à adapter les villes au dérèglement climatique présent et futur (l’augmentation des températures, la raréfaction de l’eau, la pollution etc.) L’artiste présente ses recherches sous forme d’installations vidéo.

Documentaire : Les Å“uvres de Pierre Jean Giloux sont souvent basées sur le mélange des vidéos documentaires et d’animations créées par l’artiste. Pour le projet Biomimetic Stories il présente une vidéo intitulée Pirana Dump Yard qui ne contient que les captations réelles d’une décharge à ciel ouvert de la banlieue d’Ahmedabad en Inde ; plus d’utopie, ni de futur ici.) mot déjà utilisé pour l’abécédaire de Respiro

Dessin : technique artistique qui vise à représenter des objets sur une surface par les moyens graphiques (crayon, craie etc.). Le dessin sert souvent de préparation à la réalisation des peintures, des installations ou des vidéos. À La Criée, les dessins de Pierre Jean Giloux sont exposés pour montrer les phases du développement de son projet Biomimetic Stories.

Drone : petit avion télécommandé utilisé, entre autres, pour la photo et la vidéo. Il permet aux vidéastes, comme Pierre Jean Giloux, de filmer à distance une vue plongeante de grands espaces, par exemple, de la ville.

Écologie : science qui étudie les interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Ce terme est souvent utilisé dans un sens plus étroit pour parler de l’étude de l’influence humaine néfaste sur les écosystèmes et les solutions pour la minimiser, par exemple, avec l’architecture biomimétique.

Film : production artistique, une vidéo montée. Les œuvres de Pierre Jean Giloux sont des films court-métrages, ils durent entre 8 et 12 min.

Inde : pays en Asie du Sud où le projet Biomimetic Stories est né. Quatre parties de l’installation Biomimetic Stories présentent les villes de Madurai, Dholera, Ahmedabad et Chandigarh.

Immersif (art) : multisensoriel, art qui fait plonger le visiteur dans l’Å“uvre et vivre une nouvelle expérience. Pour rendre ses vidéos immersives, l’artiste les présente sur de grands écrans.

Laboratoire : espace aménagé pour faire de la recherche et des expériences. Dans la vidéo BioluminescenTTower, le bâtiment inspiré de la ville de Chandigarh est un laboratoire de biologie. Les scientifiques qui travaillent dans ce laboratoire sont des vraies personnes à qui l’artiste a demandé de jouer leur propre rôle.

Modélisation : présentation d’une idée sous forme de modèle physique ou numérique. Après avoir fait les dessins préparatoires et avant la réalisation des vidéos, Pierre Jean Giloux a développé des modèles numériques des bâtiments qu’il voulait faire apparaître dans ses Å“uvres.

Montage : assemblage des vidéos, des sons et des effets spéciaux pour produire un film. C’est souvent le montage qui permet à l’artiste-vidéaste de construire un récit fictionel.

Pollution : dégradation de l’environnement (de terre, d’eau, d’air) par des substances ou des déchets ; problème écologique majeur. L’artiste y sensibilise le public à travers la vidéo intitulée Pirana Dump Yard.

Réalité augmentée : superposition d’images créées par ordinateur à des captations du réel. Trois des quatre vidéos présentées dans l’exposition incluent la réalité augmentée.

Science-fiction : genre artistique qui unit de réelles inventions scientifiques à des éléments fantastiques. Les vidéos de Pierre Jean Giloux sont inspirées par la science-fiction.

Smart City : « ville intelligente », modèle urbain où les technologies modernes sont appliquées pour le bien des habitants et de l’environnement. La ville de Dholera en Inde a été initialement conçue vers 2015 pour être l’une des 100 nouvelles smart city indiennes. Pourtant, le projet n’a jamais abouti. Pierre Jean Giloux imagine comment la ville aurait pu devenir dans la vidéo Biomimetic Stories.

Technologies vertes : ensemble des outils et des techniques qui ont pour but de résoudre des problèmes écologiques et de minimiser l’impact négatif de l’activité humaine sur l’environnement. Les technologies biomimétiques qui ont inspirés l’artiste en font partie.

Transformation : action de changer de forme. L’artiste transforme les captations du réel à l’aide du montage numérique pour créer ses Å“uvres.

Urbanisme : ensemble de pratiques destinées à construire, à transformer et à aménager les villes. Les vidéos présentées à La Criée par Pierre Jean Giloux sont des projets utopiques d’urbanisme.

Utopie : construction imaginaire d’un monde idéal, rêvé, parfois peu réaliste et qui s’exprime dans les création artistiques (science-fiction, cinéma, littérature, architecture, etc..) L’exposition de Pierre jean Giloux présente des architectures utopiques.

Ville : Milieu géographique et social formé par un ensemble de constructions où plus de 2 000 personnes habitent. Le thème de la ville est centrale dans l’Å“uvre de Pierre Jean Giloux.

Virtuel : D’un côté, le mot « virtuel » décrit quelque chose qui a été simulé par des logiciels numériques. D’un autre côté, « virtuel » veut aussi dire « possible » ou « éventuel ». L’exposition Biomimetic Stories présente des Å“uvres qui englobent les deux significations de ce mot ; l’artiste utilise les logiciels pour créer l’image des villes qui pourraient exister dans le futur.

Abécédaire

jeudi 27 juin 2024

A nthropomorphe : Qui a la forme d’un corps humain ou qui a l’apparence humaine. Les sculptures de Salon des refusé.es prennent, en partie, une forme anthropomorphe.

B ar : Lieu où l’on consomme des boissons. D’après l’artiste Rasmus Myrup, Salon des refusé.es est composé d’un bar dont l’hôtesse est Meuf de Tourbière. C’est elle qui fabrique les bières. Elle a même créé une nouvelle collection de bières pour cette occasion, la « Tour bière ».

C outure : technique d’assemblage de morceaux de tissus. Rasmus Myrup a imaginé et cousu tous les vêtements et accessoires des sculptures présentes dans l’exposition.

D anemark : pays d’Europe du Nord et de Scandinavie, aussi nommé Royaume du Danemark. C’est le pays d’origine de l’artiste et des histoires de quelques personnages.

É criture inclusive : est une manière d’écrire qui a pour but d’inclure tous les genres : féminin, masculin et autres. Le titre de l’exposition Salon des Refusé.es est en écriture inclusive. Ici, les femmes, les hommes et autres sont abordées équitablement.

E ddas : L’Edda poétique et l’Edda en prose (de Snorri Sturluson) sont deux manuscrits du XIII ème siècle.  Ils compilent des poèmes et histoires de la mythologie nordique. Ces ouvrages ont influencé l’artiste dans la création des récits de plusieurs des personnages de Salon des Refusé.es.

F olklore : ensemble des pratiques culturelles des sociétés traditionnelles (croyances, rites, contes, légendes, fêtes, cultes, etc.). Les folklores danois et suédois ont influencé l’artiste dans la création des récits de plusieurs des personnages de Salon des Refusé.es (Par exemple : Nisse, The Nix ou encore Forest Bussy)

H istoire Scandinave : Connaissance du passé de l’humanité et des sociétés humaines. La Scandinavie comprend : la Norvège, le Danemark, la Finlande et la Suède. L’histoire scandinave a influencé l’artiste dans la création des récits de chacun des personnages de Salon des Refusé.es.

I nstallation : agencement de plusieurs objets ou Å“uvres d’art dans un même dispositif de présentation. Salon des Refusé.es, est une exposition composée d’une installation de sculptures dans un espace avec des tables, des chaises, des bancs, une piscine, un bar et un vestiaire.

L égende : récit folklorique, où réel et merveilleux sont mêlés. La légende s’inspire de faits historiques ou d’évènements qui ont eu lieu. Elle se nourrit du bouche à oreille et est transmise de génération en génération.

M ythe : récit à caractère merveilleux et fantastique. Le mythe cherche à expliquer la création du monde et les phénomènes naturels liés à la communauté ou la civilisation à laquelle il est rattaché. Les personnages principaux sont souvent dotés de pouvoirs surnaturels, des héros ou des divinités. Le mythe est lié à la tradition orale.

M ythologie nordique : ensemble des mythes qui appartiennent aux peuples nordiques, c’est-à-dire : danois, suédois, norvégiens et finlandais. La mythologie nordique a influencé l’artiste dans la création des récits de plusieurs de ses personnages du Salon des Refusé.es. On retrouve par exemple la déesse de la fertilité et de l’amour Freya ou encore le dieu Vidar, fils d’Odin et de la géante Grid.

M édium : Renvoie aux matériaux de production d’une Å“uvre. Les sculptures ont été fabriquées à partir de matériaux récoltés, glanés, manufacturés et des déchets issus de la société de consommation, au Danemark, en Suède, aux ÃŽles Féroé et en Bretagne.

N ature : C’est le monde physique, l’univers, l’ensemble des choses et des êtres. Rasmus Myrup utilise et représente la nature sous plusieurs formes dans ses Å“uvres, que ce soit par des installations, dans des dessins, ou par l’utilisation d’éléments naturels dans ses sculptures.

P ronoms : Mots qui remplacent le plus souvent un nom ou un groupe nominal. Les pronoms personnels remplacent une personne : il, elle, le, la. Des pronoms neutres sont aussi employés pour les personnes qui ne se reconnaissent pas dans une identité de genre féminine ou masculine. Le plus courant est « iel », lié au « they » anglais qui est d’usage courant. Certains des personnages de Salon des Refusé.es ont des identités de genre non-binaire et fluide.

Q ueer : Le terme queer est un mot anglais qui signifie « étrange », « peu commun » ou « bizarre ». Aujourd’hui, « queer » désigne toutes les minorités de genres et sexuelles, les personnes ayant une orientation sexuelle ou une identité de genre différente de l’hétérosexualité ou de l’identité cis. Le terme peut être utilisé pour décrire quelqu’un qui utilise des pronoms non binaires, porte des vêtements non standards ou adopte une expression de genre non-normative. Les personnages de Salon des Refusé.es sont par « essence » queer, selon Rasmus Myrup.

R efusées : personnes non admises par d’autres. Salon des Refusé.es de Rasmus Myrup est composé de personnages qui ont été mis de côté et refusés de plusieurs manières par les humains, dans les histoires auquel iels sont liées.

R écits oraux : développement oral apportant des faits vrais ou imaginaires. Les récits oraux locaux ont influencé l’artiste dans la création des récits de chacun des personnages de Salon des Refusé.es.

S afe space : « espace protégé » ou « zone neutre », un lieu où toutes les personnes se sentant marginalisées peuvent se retrouver et s’exprimer sur leurs expériences d’exclusion sociale. Cet espace vise à assurer la neutralité et la limitation des rapports de domination et de violence. C’est dans cet espace que se retrouvent les personnages de Salon des Refusé.es.

S calde : poète et chanteur scandinave de la période médiévale. Le scalde est celui qui transmet les mythes et légendes par l’oralité. Chaque scalde réinterprète à sa manière les récits qu’il conte. La figure du scalde est importante pour Rasmus Myrup. Les histoires de chacun des personnages doivent être transmis à l’oral, la personne qui raconte les histoires le fait à la manière d’un scalde contemporain.

S culptures : ensemble d’Å“uvres sculptées avec des matériaux divers. Rasmus Myrup fabrique ses sculptures à partir de plusieurs techniques et matériaux.

V êtement : ce qui habille, recouvre quelque chose ou quelqu’un. Rasmus Myrup créé les tenues de chacun des personnages avec des vêtements qu’il a lui-même cousus ou récoltés.

 

 

Qu’est-ce que le folklore ?

mercredi 26 juin 2024

Le folklore est l’ensemble des pratiques culturelles populaires d’un pays, d’une région ou d’un groupe humain. Mêlant arts et traditions, elles peuvent prendre différentes formes : croyances, rites, costumes, contes, légendes, fêtes, cultes, musiques, chants, danses, instruments, outillage, techniques …

Ces pratiques se transmettent d’une génération à une autre, généralement par voie orale et par imitation. En Europe, on dénombre une dizaine de grands groupes de folklores, comme le folklore germanique, anglais, belge, irlandais ou norvégien.

À partir du XX ème siècle, de nombreux festivals de folklore sont créés dans le but de préserver les musiques et danses traditionnelles locales et de s’ouvrir sur le monde par la découverte d’autres pratiques culturelles.

Le Conseil international des organisations de festivals de folklore et d’arts traditionnels (CIOFF) est créé en 1970. Cette ONG a pour volonté d’établir des liens entre les festivals de monde, de labeliser les groupes folkloriques et favoriser leurs déplacements. L’association a été récemment accréditée par le comité intergouvernemental du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) à l’UNESCO, pour sa participation à la sauvegarde et à la diffusion de la culture traditionnelle et populaire.

Le folklore dans l’exposition Salon des Refusé.es de Rasmus Myrup

Dans Salon des Refusé.es, les folklores danois et suédois ont influencé l’artiste dans la création des récits de plusieurs de ses sculptures.

L’hôtesse de Salon des Refusé.es, Meuf de Tourbière, est un personnage influencé par les légendes autour de « The Bog Lady ». Elle est aussi appelée la femme de Haraldskær ou Haraldskjaer. Cette dernière est une femme datant de l’Âge de Fer, dont le corps a été retrouvé conservé dans une tourbière du Jutland, au Danemark. La tourbière une zone humide où il y a souvent de la brume le matin à cause du climat local particulier. À cause de son surnom, la « The Bog Lady » (la meuf de la tourbière) est devenue une expression courante au Danemark. Lorsqu’il y a de la brume dans la journée, on dit que c’est à cause de The Bog Lady.

Nisse est la plus petite des sculptures de Salon des Refusé.es. Rasmus Myrup a été influencé par la créature légendaire du folklore scandinave, appelé Nisse (norvégien) ou Tomte (suédois). Elle est apparentée à une fée, un gnome ou un lutin très ancien. Le Nisse est capable de changer de former et de créer des illusions, comme se rendre invisible. Il vit dans les fermes et les campagnes et il est souvent représenté habillé en paysan avec une grande barbe. Il est celui qui protège de la mauvaise fortune les maisons et les enfants des fermes. À partir des années 1840, il est associé à Noël dans les pays scandinaves et il est devenu le porteur des cadeaux de la fête de Yule. Il est ensuite appelé Julenisse, qui peut être traduit par le lutin de Noël.

The Nix est aussi une figure inspirée du folklore scandinave. La figure du Nix ou Näcken est présente dans le folklore suédois. C’est une créature mythologique prenant la forme d’un homme nu jouant du violon au bord des ruisseaux ou des rivières. Il symbolise les dangers liés à l’eau. Le Nix est un esprit de l’eau qui attire et séduit les passant.es grâce à sa musique, pour ensuite les précipiter à la noyade. En Suède, il est l’équivalent du dieu romain de la mer Neptune ou du dieu grec Poséidon.

La symbolique des matériaux naturels

Les sculptures de l’exposition Salon des Refusé.es sont faites à partir de matériaux naturels. Certains de ces éléments possèdent un symbolisme fort dans diverses cultures.

Par exemple, Queen Omma est une sculpture faite de fougères et de bois de sorbier des oiseleurs.

La fougère est une plante qui s’est développée il y a plus de 360 millions d’années. On peut la retrouver sous diverses formes et couleurs. Elle est considérée comme un symbole de la longévité, de la connaissance, du renouveau et de l’adaptabilité. Dans plusieurs cultures, elle est associée à la magie, aux légendes et à l’imagination. On la retrouve parmi les Celtes, qui la considéraient comme une plante sacrée qui pouvait protéger des dangers et des tempêtes. Tandis que, les druides la considéraient comme un signe du pouvoir spirituel et l’utilisaient comme une herbe médicinale.

Le sorbier est une espèce de plantes à fleurs aussi appelée sorbier des oiseleurs ou sorbier des oiseaux. Le bois de sorbier possède un symbolisme fort dans plusieurs cultures. Dans le folklore celtique irlandais, il est associé à la déesse Bridget (ou Brigid) et il est utilisé dans de nombreux rituels liés à la guérison et à la protection. C’est un arbre faisant parti des sept essences sacrées en Wicca. Tandis que dans la tradition campagnarde, il porte bonheur aux amoureux.

Le sorbier est aussi présent dans la mythologie celtique et nordique. Il est considéré comme l’arbre sacré des druides dans la mythologie celtique. Il est associé au monde des esprits et est généralement planté près des tombes pour protéger les humains et les maisons.

Dans la mythologie nordique, le sorbier est l’arbre de vie, il est associé à la déesse Freya. Il possède des pouvoirs de protection contre la sorcellerie et la magie, et ses baies ont des pouvoirs de guérison. C’est aussi l’arbre lié au Salut de Thor. Le sorbier lui sauve la vie lorsqu’il « veut passer la rivière Vimur (« méandres ») qui se met brusquement à monter. […] Pour échapper aux flots qui menaçaient de l’emporter, il a été obligé de s’accrocher à une branche de sorbier qui était à sa portée. Voilà pourquoi le sorbier est appelé « le salut de Thór »  » (citation de l’ouvrage de Patrick Guelpa, Les 100 légendes de la mythologie nordique, 2018, PUF, Que sais-je ?)

Qu’est-ce que la mythologie nordique ?

mercredi 26 juin 2024

La mythologie nordique est l’ensemble des mythes qui appartiennent aux peuples nordiques, c’est-à-dire : danois, suédois, norvégiens et finlandais. Elle compile les croyances des peuples païens vivant en Europe du Nord. Elle est liée au paganisme nordique datant de l’âge du bronze jusqu’à l’âge des vikings et la fin de la christianisation du territoire. Ces peuples ne la considèrent pas comme une religion, mais comme des cultes avec d’anciennes coutumes et pratiques.

Elle est souvent nommée mythologie scandinave ou germanique. Les mythes qui en découlent sont en partie relatés dans les Eddas. Ce sont les manuscrits de référence sur la mythologie nordique. Il y a l’Edda poétique, composé de poèmes en vieux norrois et rassemblé dans le Codex Regius, un manuscrit islandais du XIII ème siècle. Et Le plus récent est l’Edda en prose, rédigé vers 1220 en vieil islandais par Snorri Sturluson.

Les personnages principaux de la mythologie nordique sont les dieux et déesses. Ils sont divisés en trois groupes : les Vanes, les Ases et les Dises.

Les premiers viennent du monde de Vanaheim. Ce sont les dieux et déesses les plus ancien.nes. Les Vanes sont associé.es à la magie et aux cultes de la fertilité, de la fécondité, de la sagesse et de la précognition.

Les Ases habitent dans la cité d’Asgard, la forteresse des dieux. Ils sont décrits comme des dieux protecteurs et charismatiques, comme Odin ou Gefjon. C’est une famille qui comprend de nombreuses divinités. Malgré leurs pouvoirs, ce sont des dieux mortels qui peuvent ressentir la douleur physique et psychologique.

Enfin, les Dises sont un ensemble de divinités féminines dont on connait très peu de choses. Elles sont associées à la mort et à la déchéance, comme les Nornes. Certaines sont des Valkyries, elles sont liées à la guerre et aux guerriers et servent le maître des dieux Odin.

Au départ, les peuples nordiques n’avaient pas de représentations visuelles des dieux et déesses. Ce n’est qu’à partir du moyen âge qu’une image anthropomorphe est apparue. La plus ancienne représentation découverte par les archéologue date du V ème siècle sur une bractéates en or (une pièce de monnaie ou un ornement). On y trouve une inscription runique mentionnant le Dieu Odin ainsi qu’une image d’un homme avec un cheval. Les recherches soulignent que cette bractéate a été réalisé en Scandinavie. Et elle est trouvée en 2020, par des archéologues, avec le Trésor de Vindelev au Danemark.

On retrouve aussi d’autres créatures dans la mythologie nordique, comme les géants, les elfes, les nains, les loups, les serpents et les dragons. D’autre part, la place des animaux est importante auprès des dieux et déesses. Chacun.e à son animal et celui-ci possède un statut particulier dans les croyances communes.

La mythologie nordique et l’exposition Salon des Refusé.es

La mythologie nordique a influencé Rasmus Myrup dans la création des récits de la plupart des personnages du Salon des Refusé.es. On retrouve par exemple la déesse de la fertilité et de l’amour Freya, le dieu Vidar fils d’Odin et de la géante Grid ou encore Lindworm.

Dans la mythologie nordique le lindworm est décrit comme une créature entre le dragon et le serpent, en fonction des sources. Nidhögg et Jörmungand sont parfois considérés comme les premiers lindowrm. Ils vivent sous l’Arbre-Monde, Yggdrasil, et le dévorent petit à petit.

Freya est, quant à elle, considérée comme l’une des plus importantes déesses de la mythologie nordique et germanique. Elle appartient à la famille des dieux Vanes, elle est aussi la sÅ“ur jumelle de Freyr, le dieu de la prospérité. Freya est la déesse de l’amour et de la fertilité.

Enfin, Vidar est un dieu de la famille des Ases. Il est représenté dans les Eddas comme très silencieux et vivant dans une forêt. Vidar est connu pour avoir venger la mort de son père Odin en tuant le loup Fenrir, lors du Ragnarök (la fin des temps dans la mythologie nordique).

La mythologie nordique dans la culture populaire

La mythologie nordique est aujourd’hui profondément ancrée dans la culture populaire. Elle est présente dans des films, séries et ouvrages. Dans l’univers Marvel, la cité d’Asgard est recréée ainsi que plusieurs dieux comme Thor et Loki.

Elle est aussi source d’inspiration pour J. R. R. Tolkien dans Le Seigneur des anneaux et le Hobbit, ainsi que dans la série Game of Thrones de George R. R. Martin. Tandis que, la série de bandes dessinées Thorgal est un mélange entre fantasie et mythologie nordique. Elle est présente dans d’autres domaines comme la musique ou récemment les jeux vidéo. On peut citer l’Å“uvre de Richard Wagner L’anneau du Nibelung, créé en 1881 ou encore les groupes de Heavy métal comme Manowar. Enfin, de nombreux jeux vidéo s’inspirent d’éléments de la mythologie nordique, en additionnant souvent l’aspect fantastique. On peut citer quelques exemples de jeux vidéo : Ragnarök, Baldur’s Gate, Final Fantasy VII Remake ou encore Assassin’s Creed : Valhalla.

Qu’est-ce que la notion de « queer » ?

mercredi 26 juin 2024

Le Salon des Refusé.es est composé de personnages queer. Iels sont fluides dans leur orientation sexuelle et romantique, leur identité de genre, la manière dont iels sont habillées et adoptent des expressions de genre non-normatives. La notion de fluidité est représentée depuis très longtemps, on la retrouve notamment dans les Eddas. Hervard est l’un des premier personnage trans mentionné dans l’histoire et la mythologie nordique.

Le terme queer est un mot anglais qui signifie « étrange », « peu commun » ou « bizarre ». Le mouvement queer s’est réapproprié ce mot dévalorisant et stigmatisant, qui était pendant longtemps une injure homophobe. C’est dans les années 1990, que les défenseurs.seuses des causes lesbiennes, gays et bisexuelles ont adopté l’utilisation de l’acronyme LGB, pour décrire la communauté. Cette dernière a évolué et est devenue plus inclusive au fil des ans. L’acronyme a donc rapidement inclus d’autres lettres, évoluant de LGB à LGBTQIA+, qui désigne les personnes transgenre, queer, intersexe, asexuelle…

Ce sont les militant.es américain.es du mouvement homosexuel qui se sont approprié.es le terme pour se désigner eux-mêmes et elles-mêmes, lui donnant une connotation positive.  C’est ce que l’on nomme le retournement du stigmate, un concept en sociologie qui décrit la lutte de réappropriation du sens d’un mot. L’objectif est de contester et de réinterpréter les concepts de stigmatisation et de honte, en transformant le sens du mot en potentiel politique émancipateur et en un symbole d’identification valorisant.

Aujourd’hui, « queer » désigne toutes les minorités de genres et sexuelles, les personnes ayant une orientation sexuelle ou une identité de genre différente de l’hétérosexualité ou de l’identité cis[1]. Toutefois, il y a une forte contestation de cette utilisation de queer comme terme coupole, qui remplacerait alors l’acronyme LGBTQIA+. Son usage est parfois remis en cause par d’autres pour son passé péjoratif, considéré comme stigmatisant, ou parce qu’iels n’adhèrent pas aux connotations politiques ou encore parce que son utilisation comme terme coupole efface les revendications spécifiques du terme. C’est pourquoi, en France, le terme queer est abandonné par certain.es qui choisissent de se référer, par exemple, au terme transpédégouine.

Et les personnes queers ne s’identifient pas nécessairement à des catégories liées à leur orientation sexuelle ou à leur identité de genre. Le terme peut être utilisé pour décrire quelqu’un qui utilise des pronoms non-binaires, porte des vêtements non-standard ou adopte une expression de genre non-normative. Le terme queer réunit les communautés autour d’un certain paradoxe[2].

Derrière le mouvement queer, il y a une volonté d’abolir les définitions trop strictes qui peuvent lui être données. Cela s’inscrit par un rejet des pressions normatives qui existent au sein même des mouvements LGBTQIA+, comme la monogamie, le mariage ou l’expression du genre normatif et binaire. « C’est un terme qui accueille le questionnement et la fluidité et qui permet de faire communauté au-delà des étiquettes. »[3]

[1] Qui concerne une personne dont l’identité de genre correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance (par opposition à transgenre)

[2] Opinion qui va à l’encontre de l’opinion communément admise

[3] PraTIQ – Plateforme Queer ; PraTIQ – Glossaire ; personne queer | GDT (gouv.qc.ca)

Bibliographie

mercredi 5 juin 2024

Bibliographie proposée par Rachel Guitton, professeure documentaliste, conseillère-relais pour La Criée centre d’art contemporain et l’équipe du service des publics de La Criée autour de l’exposition Salon des refusé·es de Rasmus Myrup.

Essais Adultes

  • Régis Boyer, L’Edda poétique, Pluriel
  • Snorri Sturluson, L’Edda, récits de mythologie nordique, Gallimard / L’aube des peubles
  • Pierre-Brice Stahl, Dieux et personnages de la mythologie nordique, , J’ai lu / Librio
  • J-B Rendu et François Emion, Le grand atlas de la mythologie nordique, , Glénat / Le Monde
  • Raymond Ian Page, Mythes Nordiques, édition du Seuil, 2023
  • Patrick Guelpa, Les 100 légendes de mythologie nordique, Ed. Que sais-je? Les 100 mots
  • Régis Boyer, Les conteurs du Nord, Ed. Belles Lettres (Réalia)
  • Raymond Ian Page, Mythes nordiques, Points
  • Renate Lorenz, Art Queer, Une théorie du Freak, Ed. B42, 2018

Documentaire adulte

  • Apolline Bazin, Drag, Un art qui agite le monde, , Ed. E.P.A
  • Fashion Folklore, Costumes populaires et haute couture, Mucem / Gallimard

Comics, BD Adulte

  • Nous sommes les Avengers, Panini / Marvel anthologie

Album Jeunesse

  • Jessica Love, Julian est une sirène, l’école des loisirs
  • Kvéta Pacovka, Le théâtre de minuit, éditions Nord-Sud
  • Aaron Stewart, Little Aaron. Me and my friends, édition Pictoplasma, 2010
  • Michio Watanabe, Mélange-moi, Hélium

Comics, BD jeunesse

  • Les aventures des Avengers, Tome 1, les maîtres du mal, Panini / Marvel Kids

Documentaire Jeunesse

  • Mythologie nordique, Collectif, Hachette / Quelle histoire
  • Rose, bleu et toi? Un livre sur les stéréotypes de genre, Élise Gravel, Gallimard jeunesse
  • Queer et fières, Un guide pour explorer son identité, Ellis Rowan, Ed. Alice Jeunesse

Biographie de Rasmus Myrup

mercredi 5 juin 2024

Né en 1991 à Copenhague, où il vit et travaille.
diplômé de la Funen Art Academy de Odense au Danemark.
représenté par les galeries Nicolai Wallner à Copenhague et Jack Barrett à New York.

Rasmus Myrup développe une Å“uvre qui évolue au fil de ses expositions et des médiums qu’il emploie. Il s’intéresse aux diverses formes de récits, des grandes histoires à d’autres plus personnelles, à l’évolution des cultures humaines et aux connexions avec la nature. En 2018, il présente l’exposition Homo Homo, à la Tranen Space for Contemporary Art au Danemark. Il y mêle des dessins, des vidéos et des installations abordant les vies fantasmées des Néandertaliens.

Il utilise dans son travail de nombreux médiums tels que la peinture à l’huile, le pastel, le graphite et le fusain, le livre, l’installation et la sculpture. Il privilégie les éléments naturels comme le bois, le lichen, l’aluminium, la roche, les feuilles, la terre …. Rasmus Myrup emploie aussi des objets manufacturés, issus de rebuts de la société de consommation. Il confectionne lui-même les tenues de ses sculptures à partir de tissus, vêtements et autres éléments comme de la fourrure.

Il réalise les premiers personnages du Salon des Refusés en 2020 pour l’exposition collective Witch Hunt à la Kunsthal Charlottenborg à Copenhague, où il s’inspire de la figure de la sorcière. On retrouve ses sculptures au sein de son exposition personnelle Folx, à la Galleri Nicolai Wallner à Copenhague ou encore en 2023 au sein de l’exposition collective Oh, What a World à la Jack Barett Galery située à New York et dernièrement dans son exposition personnelle Salon des Refusés à 1646, à la Haye aux Pays-Bas.

Pour raconter les histoires de ces sculptures, Rasmus Myrup privilégie l’oralité ou prête sa voix à un ou une narratrice, comme dans le livre The Völva’s Bestiary of Best Friends (2023)[1]. On y découvre les ami.es de la narratrice Völva. Iels ont des personnalités alliées, aux identités mouvantes et aux vies multiples, qui tentent de se préserver des affres de l’humanité.

[1] Pour les anciens Germains, Völva était le nom donné aux prêtresses et prophétesses qui pratiquaient l’art divinatoire et la magie. Dans le livre de Rasmus Myrup, elle est la narratrice qui raconte la vie de certains personnages du Salon des refusées qui sont ses ami.es, afin de leur éviter de reproduire les mêmes erreurs à l’avenir.

Atelier Tampon périscolaires

mardi 4 juin 2024

Ces deux ateliers ont eu lieu le mardi 21 et le jeudi 23 mai. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’exposition Les enfants-paysages qui se tient à la Maison de Quartier de Villejean du 21 au 27 mai 2024 et, plus largement, dans le cadre de la résidence Les Merveilles de Gabrielle Manglou.

L’atelier se déroule à la Maison de Quartier de Villejean, lieu où les enfants effectuent habituellement leurs activités périscolaires. Celles-ci sont réparties sous la forme de trois ateliers : jeux à la ludothèque, sciences et arts plastiques. Les enfants qui participent à l’atelier couvrent toute la tranche d’âge de l’école élémentaire, certains ayant d’ailleurs eu l’occasion de participer aux autres ateliers menés par Gabrielle Manglou.

Aujourd’hui, le programme intègre l’atelier « Tampon » proposé par Gabrielle Manglou. Trois tables ont été aménagées dans la salle qui accueille l’exposition. Elles sont couvertes de grands calendriers servant de sous-mains pour protéger les tables. Au centre, des récipients contiennent des tampons créés pour l’occasion ainsi que des encreurs.

Ces tampons sont fabriqués de cubes de bois sur lesquels ont été apposés des motifs en relief représentant des formes liées à la résidence « Les Merveilles ». On y retrouve par exemple les différentes lettres et symboles des totems « Merci » du premier atelier, mais aussi des formes de fleurs et de nuages. Six couleurs différentes sont présentes dans les tampons encreurs, ce qui permet aux enfants d’associer la couleur et la forme de leur choix.

Chaque enfant, sur les conseils de Gabrielle, a pu tester différentes techniques : combiner les tampons pour créer de nouvelles compositions, répéter le même tampon en utilisant différentes couleurs, faire glisser les tampons sur la feuille ou encore les utiliser en guise de pinceau en créer de nouvelles, recréant des paysages comme la forêt ou la mer.

Une fois que les enfants ont pu expérimenter les différentes techniques, Gabrielle leur propose d’utiliser les précieuses feuilles qu’elle a apportées. En effet, elle a gardé spécifiquement quelques exemplaires des agrandissements des Polaroids en risographie, de grandes photos de paysages imprimées en noir et blanc, ainsi que des feuilles de papier à dessin.

Une fois leurs œuvres terminées, elles sont accrochées à l’aide de petites pinces sur les grands panneaux de bois de la Maison de Quartier. Ainsi exposées, elles créent une sorte d’assemblage géant de feuilles A3. Cela permet à tous de les admirer mais aussi de les faire sécher.

À 18h, lorsque les parents et les familles viennent chercher les enfants, ils ont le plaisir de découvrir lesquelles parmi toutes ces œuvres appartiennent à leurs enfants, qui les décrochent et repartent fièrement avec.